L’unité de production n°1 du complexe chimique de Mdhila a repris son activité mercredi 30 septembre, après plus de quatre mois d’arrêt. Cette reprise intervient après une longue interruption qui avait affecté la production d’engrais phosphatés sur le site.
Une reprise après quatre mois d’arrêt
Selon les informations rapportées par Diwan FM, l’unité de production n°1 de Mdhila a redémarré après un arrêt qui remontait au mois de mai. Le site avait été confronté à des difficultés d’approvisionnement en vapeur industrielle, un élément nécessaire au fonctionnement de plusieurs installations du complexe.
L’arrêt avait notamment touché les unités intervenant dans la production d’acide sulfurique et d’acide phosphorique, deux produits essentiels dans le processus de fabrication des engrais phosphatés. Webdo avait déjà rapporté en juin les difficultés rencontrées par Mdhila 1, dans un contexte marqué par des perturbations des approvisionnements industriels.
La production d’engrais peut reprendre
La reprise de Mdhila 1 intervient alors que le complexe joue un rôle important dans l’approvisionnement du marché tunisien en engrais. Fin août, une source du Groupe chimique tunisien avait indiqué que l’usine était prête à répondre aux besoins du marché local, notamment en triple superphosphate (TSP). Les besoins du marché pour la saison agricole étaient alors estimés à plus de 45.000 tonnes.
Le redémarrage de l’unité constitue donc un élément important pour la continuité de la production et l’approvisionnement du secteur agricole.
Une interruption liée aux approvisionnements
Les difficultés rencontrées à Mdhila avaient été associées à une pénurie de vapeur industrielle. Les informations publiées en juin faisaient également état de perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, dans un contexte de tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz.
Le redémarrage de l’unité met ainsi fin à une interruption de plusieurs mois. À ce stade, les informations disponibles ne permettent toutefois pas encore de mesurer précisément le niveau de production atteint après la reprise ni son impact sur les volumes d’engrais disponibles.
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