La Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme affirme avoir été informée d’une suspension de ses activités pour une durée d’un mois, sans notification officielle à ce stade. L’organisation dit attendre une confirmation formelle tout en dénonçant déjà une atteinte aux libertés associatives. Elle annonce son intention de contester toute décision en ce sens par les voies légales.
Une suspension encore non notifiée officiellement
Réuni vendredi soir, le comité directeur de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH) indique avoir reçu des informations évoquant une décision de suspension temporaire de ses activités, rapporte l’agence TAP. Selon les éléments en sa possession, cette mesure serait limitée à une période d’un mois.
À ce stade, aucune notification officielle n’a été transmise à l’organisation, qui dit se maintenir dans l’attente de précisions formelles sur la nature et les fondements juridiques de cette décision.
Dans son communiqué, la LTDH insiste sur le fait qu’elle se conforme à l’ensemble des lois et règlements régissant son activité. Elle prévient que si la suspension venait à être confirmée, elle la considérerait comme « abusive » et contraire aux principes encadrant la liberté d’organisation et d’action associative.
Recours judiciaire
Face à cette situation, la LTDH annonce d’ores et déjà sa volonté de contester la décision par les mécanismes juridiques appropriés. Elle affirme disposer des éléments nécessaires pour démontrer sa conformité aux dispositions légales en vigueur.
Malgré cette éventuelle suspension, la Ligue réaffirme sa détermination à poursuivre ses actions en faveur des droits humains, soulignant son attachement à son rôle historique dans la défense des libertés en Tunisie.