Le ministère des Affaires culturelles entend renforcer le cadre réglementaire des spectacles organisés sur le site archéologique de Carthage en dehors du festival international. Une séance de travail a été consacrée à la mise en place de règles plus strictes pour l’initiative Carthage OFF. L’objectif affiché est de concilier valorisation culturelle et protection du patrimoine.
Selon les échanges tenus lors de cette réunion, la ministre des Affaires culturelles a insisté sur la nécessité d’un dispositif organisationnel clair pour les manifestations accueillies sur le site archéologique de Carthage. L’enjeu central concerne la multiplication d’événements hors du cadre du festival officiel, qui soulève des questions de gestion, de préservation et de coordination.
Une logique d’autorisations encadrées
Le dispositif envisagé repose sur une logique d’autorisations encadrées, avec des critères plus rigoureux pour l’octroi des permis aux organisateurs. Les discussions ont également porté sur l’élaboration de cahiers des charges de référence, censés harmoniser les pratiques et clarifier les responsabilités des différents intervenants dans la gestion des événements culturels sur ce site sensible.
Lire aussi : Le ministère de la Culture dévoile les dates des grands rendez-vous culturels de Carthage en 2026
Au-delà de la dimension administrative, cette orientation traduit une tension structurelle entre deux impératifs : l’exploitation culturelle et économique des sites patrimoniaux d’une part, et la préservation de leur intégrité archéologique et symbolique d’autre part. Le site archéologique de Carthage, déjà fortement sollicité par des usages culturels, devient ainsi un espace où se redéfinit l’équilibre entre animation artistique et conservation.
Efficacité réelle des futurs mécanismes
Dans cette perspective, la question de l’efficacité réelle des futurs mécanismes de contrôle reste ouverte. L’expérience de gestion des sites patrimoniaux en Tunisie montre que la multiplication des cadres réglementaires ne garantit pas toujours leur application sur le terrain, notamment en matière de surveillance, de logistique et de respect des contraintes techniques liées aux monuments historiques.