À l’approche de la saison estivale, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal) a renouvelé son appel au respect du droit des citoyens à accéder librement aux plages, tout en rappelant les règles encadrant l’exploitation du domaine public maritime.
Dans un communiqué, l’Apal précise que les autorisations accordées dans le cadre de l’occupation temporaire du domaine public maritime imposent des limites strictes aux exploitants de plages privées et aux détenteurs de concessions saisonnières. Conformément au décret n°1847 de 2014 relatif à l’occupation temporaire du domaine public maritime, les installations et équipements ne peuvent dépasser la moitié de la largeur de la plage.
Un usage « libre, égal et gratuit »
L’autre moitié doit impérativement rester accessible au public. L’agence rappelle, à ce titre, que la loi tunisienne garantit un usage « libre, égal et gratuit » des plages, conformément à l’article 21 de la loi n°73 de 1995 relative au domaine public maritime, modifiée en 2005.
Ce rappel intervient dans un contexte marqué, chaque été, par des polémiques récurrentes autour de la privatisation de fait de certaines plages, notamment à travers l’occupation excessive du sable par des parasols, transats ou installations touristiques. Sur les réseaux sociaux, de nombreux estivants dénoncent régulièrement des difficultés d’accès à certaines portions du littoral ou des pratiques jugées abusives.
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L’Apal insiste également sur la protection des équipements et des installations situés sur le domaine public maritime. L’agence souligne que toute dégradation, atteinte ou modification des équilibres naturels du littoral expose les contrevenants à des poursuites judiciaires.
Des peines allant de 16 jours à un an de prison
L’article 28 de la même loi prévoit des peines allant de 16 jours à un an de prison, ainsi que des amendes pouvant atteindre 50 mille dinars contre toute personne portant atteinte au domaine public maritime ou à ses équilibres naturels. Les sanctions peuvent être doublées en cas de récidive.
À travers cette mise au point, l’Apal affirme vouloir garantir un accès équitable aux plages tout en préservant les ressources côtières et les équilibres environnementaux, dans un contexte où la pression sur le littoral tunisien s’intensifie chaque été.