Selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République, le président Kaïs Saïed a réuni, lundi 3 août au palais de Carthage, les dirigeants des principaux médias publics tunisiens. D’après la présidence, le chef de l’État a articulé son intervention autour de deux priorités : intensifier la sensibilisation contre la drogue et poursuivre le combat contre ce qu’il appelle la « manẓūma », terme qu’il utilise pour désigner l’ancien système politique.
La présidence indique que la réunion s’est tenue en présence de Chokri Ben Nsir, président-directeur général de l’Établissement de la télévision tunisienne, Henda Ben Alaya Ghribi, présidente-directrice générale de l’Établissement de la radio tunisienne, Nejah Missaoui, président-directeur général de l’agence TAP, Saïd Ben Krim, président-directeur général de la SNIPE-La Presse, ainsi que Mohamed Ben Salem, commissaire chargé de la gestion de Dar Assabah.
Les médias appelés à renforcer la sensibilisation contre la drogue
Selon le communiqué présidentiel, Kaïs Saïed a insisté sur le rôle des médias nationaux dans la période actuelle, estimant qu’ils doivent être « une voix libre » portant « une parole courageuse ».
Le président a également demandé de multiplier les capsules radiophoniques et télévisées consacrées aux phénomènes négatifs, en mettant l’accent sur la drogue. Toujours selon la présidence, il a estimé que ceux qui cherchent à porter atteinte à l’État s’emploient également à « démanteler la société » en ciblant particulièrement la jeunesse.
Le communiqué ne précise toutefois ni le calendrier, ni les moyens, ni les institutions qui seront chargées de mettre en œuvre ces campagnes de sensibilisation.
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La « manẓūma » de nouveau dans le viseur
Selon le communiqué de la présidence, Kaïs Saïed a également affirmé que « le conflit aujourd’hui oppose le système à la manẓūma, qui tente de reprendre son souffle par tous les moyens ».
Cette référence s’inscrit dans la continuité du discours politique du président depuis le 25 juillet 2021, dans lequel il oppose régulièrement les institutions issues de son projet politique aux acteurs qu’il associe à l’ancien système.
Le président a conclu, toujours selon la présidence, en affirmant que « le dernier mot ne sera pas un communiqué, mais un acte », assurant que l’État poursuivrait la voie qu’il estime avoir été tracée par la volonté du peuple.
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