La Commission nationale de lutte contre la rage a arrêté plusieurs mesures pour renforcer la prévention et la prise en charge des personnes exposées. Réunie vendredi 18 septembre sous la présidence du ministre de la Santé Mustapha Ferjani, elle a notamment décidé d’intensifier la vaccination des chiens et la formation des médecins des urgences.
Vacciner davantage les chiens
La commission a décidé de renforcer les opérations de vaccination canine, qui constituent l’un des principaux axes du programme national de lutte contre la rage.
Le dispositif doit également être renforcé concernant les chiens errants. Les autorités prévoient d’intensifier les interventions et de rechercher de nouvelles solutions permettant de vacciner ces animaux et de limiter leur reproduction ainsi que les risques qui leur sont associés.
Ces mesures viennent compléter le dispositif national existant, qui repose notamment sur la vaccination des chiens, la surveillance de la maladie et la prise en charge des personnes exposées. L’Institut Pasteur de Tunis participe au suivi du programme à travers son laboratoire national de référence pour le diagnostic de la rage.
Les urgences également concernées
La commission a parallèlement décidé de renforcer la formation continue des médecins des services d’urgence afin d’améliorer la prise en charge des personnes exposées au risque de rage.
Ce volet concerne directement la réponse médicale après une exposition à un animal susceptible d’être infecté. Le programme national prévoit déjà la prise en charge des personnes exposées dans des centres régionaux de traitement antirabique.
L’objectif est donc de consolider à la fois le volet préventif, en agissant sur la vaccination et les populations canines, et le volet sanitaire, en renforçant les compétences des professionnels appelés à prendre en charge les personnes exposées.
Les déchets dans le dispositif de prévention
La réunion a également abordé la question de l’accumulation des déchets, avec un suivi prévu avec les municipalités et le ministère de l’Environnement.
Le ministre de la Santé a insisté sur la nécessité d’accélérer l’enlèvement des déchets afin de limiter les rassemblements d’animaux autour des points d’accumulation. La commission prévoit par ailleurs un suivi périodique de la mise en œuvre des mesures décidées.
Le nouveau dispositif couvre ainsi plusieurs maillons de la lutte contre la rage : vaccination, gestion des chiens errants, environnement et prise en charge médicale des personnes exposées.
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