Un impromptu avec Mohamed Jouini, reporter photographe que j’ai retrouvé au studio Flash de la rue Lénine, là où il opère. C’est dans ce studio où je viens toujours pour mes photos d’identité depuis une cinquantaine d’années.
Photographes d’origine italienne
J’ai toujours préféré Flash à Guyse ou aux autres enseignes. Enfant, mes parents m’emmenaient au studio Foly Photo qui se trouvait au Palmarium et était animé par un couple allemand. Nous allions aussi chez Bruno, rue d’Algérie, non loin de notre quartier. En cette époque, plusieurs photographes étaient d’origine italienne et avaient pignon sur rue et une réputation non usurpée, surtout pour les photos de mariage.
De la rue Lénine à la rue de Rennes
Dans le temps, le Studio Flash était géré par Roger Pariente auquel avait succédé Antonio Castro. De manière incroyable, alors que je me trouvais à Paris, ayant besoin d’une photocopie, je me suis retrouvé devant monsieur Pariente dans son magasin dans l’une des artères qui traversent la rue de Rennes. Nous avions parlé de Tunis et un peu refait les vies qui nous ont séparés.
La longue carrière de Mohamed Jouini
De manière tout aussi inattendue, je retrouve Mohamed Jouini que j’avais perdu de vue depuis quelques années. Nous larmoyons un peu sur le thème du centre-ville mais trouvons vite des raisons de garder notre optimisme. À la rue Lénine, vaille que vaille, Mohamed Jouini continue sa longue carrière de photographe.
Présence du lycée Carnot
Sur l’avenue de Paris, le lycée Carnot est partout même s’il a été démembré et a changé de nom. Même lorsque je ne fais que passer, mon lycée s’impose toujours à moi : sa silhouette massive, les fantômes que je vois, l’autre versant qui se trouve sur l’avenue Thameur, la rue Guynemer et l’impasse des Entrepreneurs et sa porte dérobée.
Est-ce le marchand d’azeroles qui a réveillé ma mémoire du lycée ? Je ne sais plus mais tout en marchant, un cornet de pommettes à la main, j’ai laissé filer mon esprit jusqu’aux banlieues lointaines du souvenir.
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