Le ministère du Commerce et du Développement des exportations s’apprête à lancer une étude consacrée à la formation des prix des produits agricoles et des produits de la pêche, ainsi qu’à l’analyse de leurs circuits de distribution.
Présentée ce lundi lors d’une séance de travail présidée par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, cette étude sera réalisée par l’Institut national de la consommation. Elle vise notamment à identifier les dysfonctionnements qui affectent les circuits de distribution et à proposer des réformes structurelles permettant d’améliorer la transparence des prix.
L’étude portera sur les mécanismes de formation des prix des produits frais tout au long de la chaîne, depuis la production jusqu’au consommateur. Elle devra notamment analyser les écarts et les marges entre les prix à la production, les prix de gros et les prix à la consommation, afin d’identifier les facteurs à l’origine des déséquilibres constatés.
Un système d’alerte précoce pour anticiper les évolutions des prix
Parmi les principales pistes retenues figure également la mise en place d’un système d’alerte précoce. Celui-ci s’appuiera sur des modèles économétriques afin de suivre l’évolution des prix et des flux de produits et de détecter plus rapidement d’éventuelles tensions sur les marchés.
La méthodologie de l’étude reposera notamment sur le dialogue entre les secteurs public et privé, l’analyse de la chaîne de production ainsi que l’étude des chaînes de valeur.
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Selon le ministère, cet outil doit permettre de mieux comprendre, sur une base scientifique, les mécanismes de formation des prix et de localiser les principaux points de dysfonctionnement. L’objectif affiché est ainsi de passer d’une gestion ponctuelle des problèmes à des solutions plus structurelles et anticipatives.
Elargir la concertation aux différents acteurs concernés
Le ministre du Commerce a par ailleurs appelé à élargir la concertation aux différents acteurs concernés, notamment les structures publiques, les opérateurs privés et les professionnels du secteur. Il a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur des données de terrain précises.
Des réunions de coordination seront organisées avec les différentes parties prenantes afin d’approfondir les discussions et de confronter les données et les points de vue. Une session de travail commune devra ensuite permettre d’aboutir à des résultats finaux prenant en compte les prérogatives des différentes structures concernées.