La Tunisie continue de chercher son récit économique. Mais vue d’Espagne, elle apparaît déjà comme un marché lisible, proche et exploitable. C’est ce qui ressort de la rencontre organisée par la Chambre de commerce de Madrid et Aresbank autour des opportunités d’investissement, avec en ligne de mire une mission commerciale annoncée du 14 au 18 septembre.
Selon un compte rendu de la Chambre de commerce de Madrid, cette initiative vise à accompagner les entreprises madrilènes à l’international, en mettant en avant les perspectives offertes par la Tunisie. El Diario de Madrid souligne de son côté trois atouts clés : proximité avec l’Europe, positionnement méditerranéen et forte intégration commerciale — 70% des échanges se font avec le continent européen.
Avec un PIB proche de 50 milliards de dollars, le pays attire dans plusieurs secteurs jugés accessibles : industrie, automobile, agro-industrie, infrastructures et technologie.
Une plateforme autant qu’un marché
Miguel Bufalá a présenté la Tunisie comme un point d’ancrage dans les chaînes de valeur internationales. Zied Lahbib et Tarek Chaabani ont mis en avant les dispositifs d’accompagnement, tandis que la rencontre a détaillé les outils financiers à l’export et des retours d’expérience d’entreprises déjà implantées.
L’intérêt pour l’automobile et l’aéronautique s’inscrit dans une tendance plus large : depuis 2024, les entreprises européennes cherchent à produire plus près de leurs marchés. À deux heures de vol de Madrid, la Tunisie apparaît comme une option crédible, à coût maîtrisé.
La diaspora, un pont discret
Début avril, un forum à Madrid a réuni près de 120 membres de la diaspora tunisienne — cadres, entrepreneurs et experts — autour de leur contribution au développement du pays.
Ce réseau, familier des deux rives, joue un rôle concret : il traduit la réalité du terrain et contribue à rassurer des investisseurs souvent prudents.
Le facteur Aresbank
Dans ce dispositif, Aresbank occupe une place clé. Spécialisée dans les échanges avec le monde arabe, la banque constitue un intermédiaire reconnu, notamment sur les questions de financement et de transferts de devises.
Dans ce contexte, la Tunisie apparaît, vue de Madrid, comme un point d’entrée crédible — à la fois proche, accessible et positionné sur des dynamiques industrielles en recomposition.
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