La justice genevoise a condamné récemment Nesrine Ben Ali pour une série d’infractions commises durant l’été 2025 dans le centre de Genève. L’affaire a été révélée à la mi-avril par Le Courrier de Genève. Elle intervient dans un contexte judiciaire contrasté, marqué par le refus récent de la France d’extrader sa sœur cadette Halima.
Altercation violente et tentative de vol
Selon l’ordonnance pénale rendue le 18 mars 2026 par le Ministère public du canton de Genève, les faits remontent aux 30 juillet et 3 août 2025 dans une épicerie du quartier des Grottes, à Genève. Lors d’un premier incident, la prévenue aurait tenté de s’emparer du téléphone portable de la gérante.
Quelques jours plus tard, la situation dégénère : accusée d’avoir tenté de quitter les lieux sans payer des marchandises, elle se montre violente envers la propriétaire, lui assénant un coup de pied et la saisissant brutalement, provoquant des blessures légères.
Un client intervenu pour calmer la scène est également pris à partie. Les faits ont été établis grâce aux images de vidéosurveillance et aux témoignages, malgré des dénégations partielles.
Séjour illégal et usage de stupéfiants
L’enquête a également mis en lumière un séjour irrégulier de l’intéressée en Suisse entre février et août 2025, sans papiers valides ni moyens de subsistance. Elle aurait en outre consommé régulièrement des stupéfiants, ce qui lui vaut une condamnation supplémentaire en vertu de la législation suisse.
Ce n’est pas une première : en 2023, la plateforme spécialisée Gotham City avait déjà révélé un précédent séjour illégal sanctionné par les autorités genevoises.
Peines prononcées
La justice suisse a condamné Nesrine Ben Ali à 60 jours de prison, accompagnés d’une amende de 30 francs suisses, avec déduction d’un jour de détention préventive. Une amende supplémentaire de 500 francs a été prononcée pour infraction à la loi sur les stupéfiants, assortie d’une peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement. Elle devra également s’acquitter de 560 francs de frais de procédure.
Cette affaire relance l’attention sur les membres de la famille de l’ancien président tunisien, décédé en exil en 2019, dont le patrimoine et les démêlés judiciaires continuent de susciter l’intérêt.
Elle contraste notamment avec la décision récente de la justice française de ne pas extrader la fille cadette de l’ex-chef d’État, ravivant les débats autour du traitement judiciaire de ces dossiers à l’international.
