La Protection civile a enregistré 69 décès par noyade sur les plages tunisiennes durant l’été 2026, soit une baisse de 15% par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, 688 personnes ont été secourues, un nombre en hausse de 80%. La Protection civile attribue cette amélioration à un renforcement du dispositif de surveillance, tout en alertant sur les risques liés aux plages non surveillées et aux baignades en dehors des horaires autorisés.
69 décès malgré une forte hausse des secours
Le bilan communiqué par la Protection civile, mardi lors d’une conférence de presse, fait état de 688 personnes secourues sur les plages durant la saison estivale 2026.
Malgré une fréquentation importante du littoral et une hausse de 80% du nombre de personnes secourues, le nombre de décès a reculé de 15% par rapport à la même période de 2025, pour atteindre 69 cas.
Cette évolution intervient dans un contexte marqué par des températures élevées et une forte affluence sur les plages durant les mois d’été.
Près d’une noyade sur deux hors surveillance
La Protection civile met toutefois en évidence un facteur de risque majeur : 46% des cas de noyade ont eu lieu sur des plages non surveillées ou en dehors des horaires de surveillance.
Ce chiffre souligne l’importance du choix des lieux de baignade et du respect des horaires de présence des équipes de secours. Les zones non couvertes par le dispositif de surveillance présentent en effet un risque accru en cas de difficulté dans l’eau, notamment lorsque l’intervention des secours est retardée.
310 postes de surveillance sur le littoral
Pour sécuriser les plages, la Protection civile a déployé 310 postes de surveillance le long des côtes tunisiennes. Le dispositif a mobilisé 127 agents de surveillance et 1451 maîtres-nageurs, chargés de prévenir les accidents et d’intervenir rapidement en cas de danger.
La baisse du nombre de décès, conjuguée à l’augmentation du nombre de personnes secourues, est présentée par la Protection civile comme un indicateur de l’efficacité de ce dispositif renforcé.
Au-delà des moyens mobilisés, les chiffres montrent que la prévention demeure essentielle. Le fait que près de la moitié des noyades soient survenues dans des zones non surveillées ou en dehors des horaires de surveillance constitue le principal enseignement du bilan.
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