Les travaux de protection et de préservation de la Karaka de La Goulette se poursuivent. L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle poursuit actuellement l’aménagement du périmètre extérieur de ce monument historique, avec notamment l’installation d’une clôture de protection le long de son enceinte.
Selon l’Agence, cette intervention vise à mieux sécuriser le monument, préserver ses structures, organiser son environnement immédiat et renforcer la sécurité des passants.
Un monument emblématique de La Goulette
Située à l’entrée de La Goulette, la Karaka constitue l’un des principaux témoins de l’histoire militaire et maritime de la région de Tunis. Le monument est associé à une histoire qui remonte au XVIe siècle, lorsque La Goulette occupait une position stratégique pour contrôler l’accès maritime vers Tunis et le lac de Tunis.
Les sources historiques indiquent que le site a connu plusieurs transformations au fil des siècles. En 1534, le petit ouvrage est transformé en fort par le corsaire et chef militaire ottoman Khayreddine Barberousse. Après la prise de La Goulette par les Espagnols en 1535, le monument est restauré puis renforcé. Il connaîtra ensuite d’autres interventions, notamment sous les Ottomans.
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Le monument est officiellement classé parmi les monuments historiques de Tunisie depuis le 25 janvier 1922, sous l’appellation de « Bagne dit El Karaka », selon la liste publiée par l’Institut national du patrimoine.
La Karaka a ainsi connu plusieurs fonctions au cours de son histoire. Initialement conçue dans une logique défensive, elle a notamment été associée par la suite à une fonction pénitentiaire, ce qui explique l’appellation de « Karaka » largement utilisée en Tunisie.
Vers une meilleure valorisation du site
La protection actuelle s’inscrit dans une démarche plus large de sauvegarde et de valorisation du patrimoine. En décembre 2021, un contrat de concession avait notamment été signé pour restaurer et valoriser la Karaka, avec un projet prévoyant notamment la création d’un musée consacré à la céramique artisanale.
La poursuite des travaux de sécurisation du périmètre constitue donc une nouvelle étape dans la préservation de cet édifice qui demeure l’un des marqueurs historiques de La Goulette et du patrimoine architectural de la banlieue nord de Tunis.