La situation des quatre membres tunisiens de la flottille Soumoud détenus dans le cadre de l’affaire ouverte en mars évolue avec l’entrée en grève de la faim de l’ensemble des personnes encore incarcérées. Wael Naouar, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi sont concernés, selon le Comité tunisien de la flottille.
Wael Naouar en grève depuis 28 jours
Dans un communiqué publié samedi 12 septembre, le Comité tunisien affirme que Wael Naouar observe une grève de la faim depuis 28 jours. Il aurait entamé ce mouvement le 16 août afin de protester contre son maintien en détention et de réclamer l’abandon des poursuites engagées contre lui et ses camarades.
Les trois autres détenus, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi, auraient rejoint le mouvement depuis trois jours, portant ainsi à quatre le nombre de membres de la coordination tunisienne de la flottille actuellement en grève de la faim.
Le Comité alerte sur leur situation et appelle à une mobilisation en faveur de leur libération. Des organisations et structures de soutien ont également exprimé leurs inquiétudes concernant l’état de santé des détenus, particulièrement celui de Wael Naouar, dont la grève approche d’un mois.
Prolongation de leur détention
Cette mobilisation intervient au lendemain de la décision du juge d’instruction près le Pôle judiciaire économique et financier de prolonger de quatre mois les mandats de dépôt visant les quatre hommes. La décision du 11 septembre avait suscité des appels à leur libération et un rassemblement devant le tribunal.
Les quatre détenus font l’objet de poursuites dans une affaire ouverte en mars 2026. L’enquête judiciaire avait été déclenchée le 6 mars. Le parquet du Pôle judiciaire économique et financier avait alors autorisé la brigade nationale de recherche dans les crimes financiers complexes de la Garde nationale à ouvrir une enquête concernant des informations relatives à des « flux financiers suspects » perçus par l’instance dirigeante de la Flottille de la résilience en Tunisie.
Les investigations visent notamment à déterminer l’origine de ces fonds, la légalité de leur provenance et leur utilisation présumée à des fins suspectes ou pour des intérêts personnels, ce qui pourrait constituer, selon les éléments de l’enquête, des faits susceptibles de relever de l’escroquerie et du blanchiment d’argent.
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