Le gouvernement prévoit de lancer des études de restructuration concernant plusieurs entreprises et établissements publics jugés prioritaires. Leur sélection devra notamment tenir compte de leur situation financière, de leur endettement, de l’importance de leur secteur d’activité et de leur capacité à mettre en œuvre les réformes nécessaires.
La restructuration des entreprises et établissements publics figure parmi les priorités annoncées pour 2027 par le gouvernement tunisien. Le programme économique met l’accent sur le rétablissement des équilibres financiers et l’amélioration des performances de structures confrontées à des difficultés financières et organisationnelles, selon un document du ministère de l’Économie et de la Planification.
La démarche annoncée doit s’appuyer sur plusieurs critères destinés à déterminer les structures nécessitant une intervention et à apprécier les conditions de leur redressement.
La situation financière au cœur de la sélection
L’importance du secteur d’activité constitue l’un des critères retenus, au même titre que la disponibilité des financements nécessaires à la restructuration.
Le gouvernement entend également examiner la situation financière et organisationnelle des entités concernées, ainsi que l’incidence de leur endettement sur les finances publiques.
Un autre élément déterminant sera leur capacité à engager les réformes requises, à rétablir leurs équilibres financiers et à améliorer leurs performances. Le document ne précise pas les seuils d’endettement qui pourraient déclencher une intervention ni la méthode de classement des entreprises selon ces différents critères.
Ces études doivent permettre de préparer les décisions relatives aux structures prioritaires, dans un contexte où les difficultés accumulées par plusieurs entreprises publiques pèsent sur l’investissement, la modernisation et la qualité des services.
Le statut des agents également concerné
Le programme ne se limite pas aux aspects financiers. Il prévoit également la révision du statut général des agents des entreprises et établissements publics.
Cette réforme s’inscrit dans une volonté de moderniser la gestion des ressources humaines et d’améliorer les performances institutionnelles. Ses modalités précises et les changements qui pourraient en découler ne sont cependant pas détaillés dans le document.
Plus largement, le gouvernement identifie plusieurs obstacles à la transformation des structures publiques : difficultés financières et organisationnelles, lenteur de certaines réformes et capacités d’investissement limitées. Ces contraintes contribuent à accroître les besoins de financement public et les interventions de l’État.
La restructuration annoncée en 2027 reste donc, à ce stade, un programme d’études et de réformes à préparer. Son effet dépendra des décisions qui seront prises à l’issue de ces travaux, des financements mobilisés et de la capacité des entités concernées à appliquer les changements retenus.
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