Le comité de pilotage du projet de label national « Made in Tunisia » a approuvé, mardi, la charte graphique de cette marque destinée à identifier les produits tunisiens et à renforcer leur visibilité sur les marchés locaux et internationaux. Le dispositif sera lancé dans quatre secteurs industriels prioritaires, avant son extension prévue à d’autres filières.
Réuni au siège du ministère de l’Industrie, sous la présidence de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, le comité a validé cette étape du projet, selon un communiqué du ministère.
L’objectif est de mettre en place une identité commune permettant aux consommateurs de reconnaître plus facilement l’origine tunisienne des produits. Le label doit également contribuer à renforcer la confiance dans la production locale et à encourager l’achat de produits nationaux.
Quatre secteurs prioritaires pour le lancement
Le déploiement du label doit commencer par quatre secteurs industriels considérés comme prioritaires : les industries mécaniques et électriques, le textile, l’habillement, le cuir et la chaussure, ainsi que les industries agroalimentaires.
Un programme d’accompagnement est prévu au profit d’un ensemble d’entreprises opérant dans ces filières. Il devra les aider à satisfaire aux conditions et aux critères requis pour obtenir la marque « Made in Tunisia ».
Cette première phase doit permettre de préparer les entreprises concernées avant un élargissement ultérieur du dispositif à l’ensemble des secteurs industriels. Le communiqué ne précise toutefois ni le calendrier détaillé de mise en œuvre, ni le nombre d’entreprises concernées, ni les critères définitifs d’attribution du label.
Un outil pour valoriser la production tunisienne à l’export
Au-delà de son identité visuelle, la marque nationale est présentée comme un instrument de valorisation de l’industrie tunisienne. Elle doit contribuer à mettre en avant la qualité des produits, les compétences locales et le savoir-faire des entreprises, tout en les incitant à améliorer leurs standards et à respecter les normes applicables.
Le projet vise également à renforcer la présence des produits tunisiens sur les marchés étrangers. Une identification commune pourrait faciliter leur reconnaissance auprès des consommateurs et des partenaires commerciaux, tout en offrant aux entreprises un support de promotion supplémentaire.
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La portée réelle du dispositif dépendra néanmoins de ses modalités d’application : les exigences de qualité, les procédures de certification, les mécanismes de contrôle et les conditions d’utilisation de la marque seront déterminants pour assurer sa crédibilité auprès des consommateurs et des acheteurs internationaux.
La réunion a notamment rassemblé Najia Gharbi, directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations, Manal Rouis, directrice générale adjointe de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation, ainsi que des représentants du ministère du Commerce et du Développement des exportations, du Centre de promotion des exportations, de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle et d’autres structures publiques et techniques.