Deux grands groupes japonais, Toyota Tsusho et Hitachi, prévoient de développer des projets d’énergies renouvelables en Tunisie pour une capacité totale annoncée de 400 MW à l’horizon 2028. Derrière cet objectif, Toyota Tsusho est déjà engagé dans plusieurs projets solaires et prépare des projets éoliens, tandis qu’Hitachi intervient dans le projet d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie.
L’annonce a été faite lundi 19 octobre 2026 par Nacef Belkhiria, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise, lors d’une intervention sur les ondes de la Radio nationale. Selon lui, les entreprises japonaises implantées en Tunisie prévoient de développer des projets de production d’électricité renouvelable totalisant 400 MW d’ici 2028.
Toyota Tsusho multiplie les projets solaires et prépare l’éolien
Parmi elles, Toyota Tsusho est déjà présente dans le secteur solaire à travers Aeolus, sa filiale spécialisée dans les énergies renouvelables en Afrique. Le groupe a participé au développement de deux centrales photovoltaïques de 60 MW chacune, à Tozeur et à Sidi Bouzid, mises en exploitation commerciale en 2026 avec le concours de l’entreprise norvégienne Scatec.
Toyota Tsusho a également annoncé, en juillet 2026, sa participation à un troisième projet solaire de 100 MW dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, développé avec Scatec. Le coût total de ce projet est estimé à 96 millions d’euros et sa mise en service commerciale est prévue au second semestre 2027. L’électricité produite doit être vendue à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) dans le cadre d’un contrat de 25 ans.
En parallèle, Nacef Belkhiria a indiqué que Toyota Tsusho travaillait sur des projets de production d’électricité éolienne. Les sites concernés, les capacités prévues pour chaque installation et le calendrier de réalisation n’ont toutefois pas été précisés dans l’annonce du 19 octobre.
Hitachi impliqué dans la liaison électrique avec l’Italie
Le deuxième groupe cité, Hitachi, intervient notamment à travers Hitachi Energy dans le projet ELMED, qui doit relier les réseaux électriques tunisien et italien. Cette interconnexion sous-marine doit permettre des échanges d’électricité entre les deux rives de la Méditerranée et renforcer les possibilités d’intégration des énergies renouvelables.
En juin 2026, Hitachi Energy a obtenu un contrat d’environ 770 millions d’euros portant sur la construction des stations de conversion nécessaires à cette liaison électrique. Le projet comprend une ligne d’interconnexion d’environ 200 kilomètres entre la Tunisie et l’Italie.
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L’implication d’Hitachi dans ELMED ne signifie cependant pas que la totalité des 400 MW annoncés correspond à de nouvelles capacités de production renouvelable portées par le groupe. L’annonce de Nacef Belkhiria ne détaille pas la répartition de cet objectif entre les deux entreprises ni la part des projets déjà annoncés.
La capacité de 400 MW constitue donc un objectif global annoncé pour 2028, mais les informations disponibles ne permettent pas encore d’identifier précisément les nouveaux parcs éoliens envisagés, leurs emplacements, les montants des investissements ou la contribution respective de Toyota Tsusho et d’Hitachi. Ces éléments seront déterminants pour mesurer l’ampleur réelle des nouveaux investissements japonais dans le secteur énergétique tunisien.