Le programme gouvernemental pour 2027 prévoit deux projets pilotes destinés à intégrer l’intelligence artificielle dans les prestations administratives. Il annonce également de nouveaux services numériques, des bornes interactives et la numérisation du dispositif « Citoyen contrôleur », sans préciser à ce stade les usages qui seront confiés à l’IA.
La transformation numérique de l’administration tunisienne doit franchir une nouvelle étape en 2027 avec l’expérimentation de deux projets pilotes fondés sur l’intelligence artificielle. Cette orientation figure parmi les mesures inscrites dans le document du ministère de l’Économie et de la Planification consacré aux perspectives économiques pour l’année prochaine avec l’objectif de poursuivre la numérisation des services publics et d’en améliorer l’accessibilité, tout en développant de nouveaux moyens d’interaction entre les administrations et les citoyens.
De nouveaux services et des points d’accès numériques
Le gouvernement prévoit le développement de 20 services numériques supplémentaires. Le programme comprend également l’installation de bornes interactives proposant des services administratifs dans les lieux les plus fréquentés par les citoyens.
Une autre mesure porte sur la mise en place d’un « bouquet de services administratifs proactifs ». Le document prévoit aussi de poursuivre la simplification des démarches selon l’approche du « parcours de vie », qui consiste à regrouper les formalités liées à une même situation autour d’un point d’accès unique.
Cette approche doit s’accompagner de la simplification de quatre parcours administratifs et de l’amélioration de l’accès aux procédures à travers la plateforme nationale dédiée.
La modernisation concerne également les outils de suivi. Le dispositif « Citoyen contrôleur » doit être développé et ses interventions numérisées. Dans une première phase, les ministères pourront suivre les dysfonctionnements signalés et les mesures correctives par messagerie électronique, avant une généralisation prévue aux niveaux central et régional.
La protection des données, un chantier parallèle
L’extension des services numériques s’accompagne d’objectifs en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles. Le programme prévoit notamment le recours accru à des protocoles de communication sécurisée sur les sites web et les applications publics.
Il prévoit également l’élaboration d’une feuille de route nationale pour la gouvernance des données publiques, ainsi que le développement du portail national des données ouvertes et des mécanismes de partage et de valorisation des données.
Ces orientations dessinent le cadre dans lequel l’administration entend développer de nouveaux outils numériques. Leur portée concrète dépendra toutefois des applications retenues, des modalités de déploiement et des garanties apportées à la sécurité des informations.
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