Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, a annoncé le lancement prochain du processus de recrutement de 1350 doctorants en Tunisie. Cette déclaration a été faite lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales au Parlement. Le ministre a également détaillé les réformes en cours pour améliorer la qualité de l’enseignement supérieur et l’employabilité des diplômés.
Vers un meilleur positionnement des universités tunisiennes
Le ministre a souligné que son département œuvre à renforcer la présence des universités tunisiennes dans les classements arabes et internationaux, à travers des programmes de financement et des projets visant à améliorer la qualité et les indicateurs d’évaluation.
Il a expliqué que les écarts observés entre les différents classements s’expliquent par la diversité des critères utilisés, précisant que le ministère accompagne les établissements pour renforcer leurs capacités et améliorer leur visibilité à l’échelle régionale et internationale.
Réforme de la formation et employabilité des diplômés
Concernant la stratégie de formation, Mondher Belaïd a indiqué qu’une vaste opération de révision des parcours universitaires a été lancée. L’objectif est de mieux les aligner sur les besoins du marché du travail, afin de renforcer l’insertion professionnelle des diplômés.
Le ministère mise également sur le développement de la formation complémentaire et de la qualification professionnelle pour améliorer les compétences des étudiants.
Recrutement de doctorants : une première vague en préparation
S’agissant de l’emploi des titulaires de doctorat, le ministre a rappelé l’ouverture prochaine d’un concours pour le recrutement de 1350 doctorants dans une première phase. L’étude des dossiers devrait débuter prochainement, en coordination avec le ministère des Finances et la présidence du gouvernement, afin de mobiliser le maximum de postes.
Il a précisé que le recrutement par contrat constitue une étape transitoire permettant aux doctorants d’acquérir une expérience dans l’enseignement, rejetant toute assimilation à des formes d’emploi précaire.
Infrastructures et situation des universités à Kairouan
Le ministre a également évoqué la baisse du nombre d’étudiants dans certaines institutions, appelant à une meilleure exploitation des infrastructures existantes et à un renforcement de la complémentarité entre établissements au sein des pôles universitaires.
Concernant la situation à Kairouan, il a indiqué que la majorité des établissements disposent de locaux officiels, tandis que certains fonctionnent encore dans des espaces provisoires. Il a fait état de l’avancement du projet de l’institut préparatoire aux études d’ingénieurs, ainsi que des efforts en cours pour lever les obstacles fonciers freinant la réalisation de l’Institut supérieur des études juridiques et politiques.
Enfin, un projet de réhabilitation de la Faculté des lettres de Kairouan, d’un coût estimé à 9 millions de dinars, est à l’étude afin d’augmenter sa capacité d’accueil, dans une logique d’optimisation des ressources.