La Tunisie a obtenu un accord de principe pour relever son quota de pêche à la crevette rouge en eaux profondes de la Méditerranée, à l’issue de négociations techniques avec l’Union européenne à Rome. Annoncée le 30 octobre par l’ambassade de Tunisie en Italie, cette avancée intervient dans un contexte de différend sur les volumes pêchés et commercialisés par les opérateurs tunisiens. Le nouveau quota n’a toutefois pas encore été chiffré publiquement.
La Tunisie annonce une avancée dans le dossier de la crevette rouge. Un accord prévoyant une augmentation du quota tunisien a été conclu en marge de la 49e session de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), organisée à Rome du 26 au 30 octobre.
Un nouveau quota encore à préciser
Selon un communiqué de l’ambassade de Tunisie à Rome, cet accord fait suite à une série de négociations et de réunions techniques avec l’Union européenne, auxquelles ont participé des représentants des secteurs et ministères concernés des deux parties.
Le communiqué annonce ainsi une évolution dans un dossier qui oppose Tunis aux autorités européennes sur les conditions d’exploitation de cette ressource halieutique. Si l’annonce confirme le principe d’une augmentation, elle ne fournit pas le volume supplémentaire accordé à la Tunisie, le quota total retenu et le calendrier de son application. Pour référence, le quota tunisien de crevette rouge géante avait été fixé à 36 tonnes pour 2026.
De son côté, la CGPM, qui relève de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a annoncé le 30 octobre l’adoption de nouvelles décisions contraignantes concernant la gestion durable des ressources halieutiques en Méditerranée et en mer Noire.
Parmi elles figure la recommandation GFCM/49/2026/11, consacrée à la gestion à long terme de l’exploitation de la crevette rouge géante et des stocks de crevettes bleues et rouges dans le détroit de Sicile, couvrant les sous-régions géographiques 12 à 16.
La publication de la CGPM ne précise cependant pas le nouveau quota attribué à la Tunisie. Les décisions de l’organisation entrent en vigueur 120 jours après leur notification par son secrétariat.
Un différend commercial toujours à suivre
L’annonce intervient après les tensions suscitées par les niveaux de capture et les exportations tunisiennes. Au début du mois d’octobre, les autorités italiennes avaient appelé les importateurs à suspendre leurs achats de crevette rouge tunisienne jusqu’à la fin de l’année, en invoquant un dépassement du quota autorisé.
La Tunisie contestait le caractère adapté du plafond en vigueur, estimant que celui-ci reposait sur des données anciennes qui ne reflétaient plus l’évolution de sa flotte de pêche en eaux profondes.
L’augmentation annoncée à Rome pourrait donc constituer une étape importante dans la recherche d’un cadre de gestion mieux adapté à la capacité actuelle du secteur tunisien et à la préservation de la ressource.
Il reste néanmoins à déterminer si cet accord permettra de régler les difficultés commerciales rencontrées par les exportateurs tunisiens. En l’absence de précisions sur le nouveau quota et son entrée en vigueur, rien ne permet d’affirmer que les restrictions italiennes seront levées avant la fin de 2026.
La publication du texte détaillé de la décision et la confirmation du nouveau volume accordé à la Tunisie seront déterminantes pour mesurer la portée économique de cet accord.
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