Alors que la Tunisie traverse l’une des plus fortes vagues de chaleur de son histoire récente, le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, Wajih Dhakar, a publié un message alarmant sur les réseaux sociaux, dénonçant un manque de transparence du ministère de la Santé concernant les conséquences sanitaires de la canicule.
Selon lui, l’organisation a recueilli des informations auprès de jeunes médecins exerçant dans les hôpitaux du pays. Sur cette base, elle estime que le nombre de décès attribués à des coups de chaleur au cours des derniers jours se situerait entre 150 et 200 personnes. Wajih Dhakar affirme que ces décès concerneraient des patients décédés dans les services d’urgence, des personnes retrouvées sans vie à leur domicile par les équipes du SAMU, ainsi que des malades hospitalisés pour d’autres pathologies dont l’état se serait aggravé sous l’effet des températures extrêmes.
Pas de chiffres officiels
À ce stade, ces chiffres n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part du ministère de la Santé, qui n’a pas publié de bilan sur les conséquences sanitaires de la vague de chaleur.
Selon nos informations, les services d’urgence de l’hôpital universitaire Mongi Slim de La Marsa ont pris en charge ces derniers jours plusieurs personnes souffrant de coups de chaleur, d’insolation ou de déshydratation. Toujours selon nos informations, deux décès de personnes âgées, restées seules à leur domicile sans assistance, y ont également été enregistrés.
L’absence de communication contestée
Dans son message, Wajih Dhakar critique également l’absence de communication officielle du ministère de la Santé. Il estime que les citoyens ont droit à une information claire sur la situation sanitaire et appelle les autorités à s’exprimer publiquement et à envisager la déclaration d’un état d’urgence sanitaire face à cette vague de chaleur exceptionnelle.
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La Tunisie a connu ces derniers jours des températures exceptionnellement élevées, accompagnées de nuits particulièrement chaudes et d’une forte pression sur les infrastructures, notamment le réseau électrique, plaçant les personnes âgées, les malades chroniques et les personnes isolées parmi les populations les plus exposées aux risques liés à la canicule.