Le retard dans la publication des comptes semestriels prend une nouvelle dimension sur le marché financier tunisien. Le Conseil du marché financier (CMF) indique, ce mardi 15 septembre, que 20 des 75 sociétés cotées n’ont pas respecté les délais légaux pour publier leurs états financiers intermédiaires du premier semestre 2026, soit près de 27% de la cote.
Des retards jugés excessifs
Dans son communiqué, le CMF dénonce des délais qu’il considère, pour certaines sociétés, comme « largement excessifs ». Il estime également que certaines justifications avancées pour expliquer ces retards ne sont pas sérieuses et ne peuvent être retenues.
Le régulateur rappelle ainsi l’obligation faite aux sociétés cotées de mettre à la disposition du marché leurs informations financières dans les délais prévus par la réglementation.
Pour les investisseurs, cette obligation ne relève pas d’une simple formalité administrative. La publication des états financiers permet de disposer d’informations actualisées sur la situation des entreprises et d’évaluer leurs résultats, leurs risques et leurs perspectives.
Le CMF passe au volet judiciaire
Face à ces manquements, le CMF indique avoir engagé des procédures judiciaires en référé contre plusieurs sociétés en infraction.
Les 20 sociétés recensées comme n’ayant pas respecté les délais ne sont pas présentées comme faisant toutes l’objet d’une procédure judiciaire. Le communiqué établit une distinction entre le nombre total de retardataires et les entreprises contre lesquelles le régulateur a décidé de saisir la justice.
Le CMF n’a pas, dans ce communiqué, détaillé la liste des 20 sociétés concernées ni identifié celles visées par les procédures en référé.
Une information financière sous surveillance
L’affaire pose surtout la question du respect du droit des investisseurs à accéder à une information financière régulière et dans les délais. Sur un marché coté, les retards de publication peuvent limiter la capacité des actionnaires et des autres intervenants à apprécier la situation réelle des entreprises.
Il reste désormais à connaître l’identité des 20 retardataires, celle des sociétés concernées par les référés ainsi que les suites judiciaires et les éventuelles sanctions encourues.
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