Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêchea annoncé l’approbation de l’accélération de la mobilisation des financements nécessaires à l’extension de la station de dessalement de l’eau de mer à Djerba.
Le projet prévoit de porter la capacité de production de la station de 50.000 à 75.000 mètres cubes d’eau dessalée par jour, grâce à l’installation d’une troisième ligne de production d’une capacité supplémentaire de 25.000 mètres cubes par jour.
Près de 200 millions de dinars pour la station et le réseau
Le projet comprend également le renforcement du réseau de transport et de distribution de l’eau dessalée vers les différents pôles de consommation de l’île. Près de 60 kilomètres de conduites doivent ainsi être acquises et installées, parallèlement au remplacement de canalisations devenues vétustes.
La réalisation de l’ensemble du projet représente un investissement estimé à environ 200 millions de dinars. Quelque 95 millions de dinars sont destinés à l’extension de la station de dessalement, tandis que 105 millions de dinars doivent être consacrés au renforcement et à la modernisation du réseau de distribution.
La question a été soulevée par le député Ghassan Yamoun, qui a rappelé que Djerba fait face depuis plusieurs années à une pression croissante sur ses ressources en eau. Les perturbations de l’approvisionnement en eau potable sont particulièrement importantes durant les périodes de forte consommation estivale, avec des répercussions sur la vie quotidienne des habitants ainsi que sur les activités économiques et touristiques.
Lire aussi : Sfax : Gargour officiellement inaugurée, près de 6 millions de Tunisiens concernés
Un projet nécessaire
Selon les études réalisées par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux, l’extension de la station par une troisième ligne constitue une nécessité afin de répondre à l’évolution de la demande. Le projet est, selon le député, prêt sur les plans technique et des études, mais son lancement reste conditionné à la mobilisation des financements.
Parmi les partenaires financiers envisagés figurent la banque allemande de développement KfW et la Banque mondiale. Les négociations avec les bailleurs de fonds n’auraient toutefois pas encore permis de débloquer les financements nécessaires, retardant ainsi le démarrage effectif du projet.
L’accélération annoncée par le ministère intervient ainsi dans un contexte où la sécurisation de l’approvisionnement en eau de Djerba constitue un enjeu majeur, notamment face à l’augmentation de la demande durant la saison touristique et à la pression croissante exercée sur les ressources hydriques.