Le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Monastir a délivré sept mandats de dépôt dans une enquête portant sur des soupçons de corruption administrative et financière, d’abus d’influence et de blanchiment d’argent. Parmi les suspects figurent des concessionnaires de marchés publics, des agents publics et un ressortissant étranger à la tête d’une usine de transformation de poisson.
Une enquête menée pendant près d’un an
L’affaire a été mise au jour à l’issue d’investigations menées pendant près d’un an par la sous-direction de lutte contre la criminalité de Ben Arous, à travers des opérations techniques et de terrain. Le dossier concerne un réseau soupçonné d’avoir obtenu des concessions de marchés et remporté des adjudications publiques à Monastir en recourant à des procédés illégaux et à l’influence de certains de ses membres.
Les personnes visées par les mandats de dépôt comprennent notamment des concessionnaires de marchés et des fonctionnaires publics. Un ressortissant étranger chargé de la gestion d’une usine de transformation de poisson implantée dans la région figure également parmi les suspects.
Des soupçons de corruption et de blanchiment
Selon les premiers éléments rapportés par les médias citant des sources liées à l’enquête, les suspects sont soupçonnés de corruption administrative et financière ainsi que de blanchiment d’argent.
Les opérations de blanchiment présumées auraient reposé sur un circuit financier complexe faisant transiter des fonds par les comptes bancaires de plusieurs membres du réseau. À ce stade, aucune source consultée ne précise toutefois les montants concernés ni la valeur des marchés publics visés.
Le dossier se trouve désormais entre les mains de la justice. Les investigations devront notamment permettre de déterminer avec précision les marchés concernés, les éventuelles irrégularités dans leur attribution et l’ampleur des flux financiers examinés.
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