La Tunisie et le Canada viennent d’élargir leur accord de transport aérien. Au-delà du passage de quatre à sept vols hebdomadaires autorisés pour chaque pays, le nouveau dispositif ouvre surtout la possibilité de desservir davantage de destinations et libéralise les vols exclusivement consacrés au fret.
L’accord élargi a été annoncé lundi 14 septembre 2026 par le ministre canadien des Transports, Steven MacKinnon. Il prévoit désormais jusqu’à sept vols passagers-cargo par semaine pour chaque pays, contre quatre auparavant.
Mais l’une des principales nouveautés se situe ailleurs : les compagnies désignées obtiennent désormais un accès à tous les points situés dans les deux pays. L’ancien dispositif limitait les droits à un seul point en Tunisie et un seul au Canada.
De nouvelles destinations désormais possibles
Pour Tunisair, qui dessert directement Montréal depuis Tunis, le nouvel accord crée donc une marge de développement beaucoup plus importante.
Il ne signifie cependant ni que Tunisair assurera immédiatement sept rotations hebdomadaires ni qu’une nouvelle ligne sera automatiquement ouverte. Il établit le cadre réglementaire permettant aux transporteurs d’augmenter leurs fréquences ou de desservir d’autres villes si les conditions commerciales et opérationnelles le permettent.
L’enjeu est d’autant plus important que, selon le gouvernement canadien, le trafic de passagers entre les deux pays a augmenté de plus de 55% depuis le précédent élargissement de l’accord en 2019.
Ottawa estime que le nouveau cadre doit favoriser la mobilité, le tourisme et les échanges économiques entre les deux pays.
Pour la Tunisie, la question est maintenant de savoir si Tunisair compte utiliser les trois fréquences supplémentaires autorisées et, à plus long terme, envisager une autre destination canadienne que Montréal.
Le fret aérien totalement libéralisé
L’autre évolution majeure concerne les marchandises. Le nouvel accord autorise un nombre illimité de vols exclusivement cargo chaque semaine, alors qu’aucun droit spécifique n’était auparavant prévu pour les vols tout-cargo.
Cette ouverture pourrait offrir de nouvelles possibilités aux exportateurs tunisiens, particulièrement pour les marchandises à forte valeur ou nécessitant des délais de transport courts.
Tunisair dispose déjà d’une activité fret et présente Montréal comme l’un de ses hubs permettant le réacheminement de marchandises vers des destinations situées hors de son propre réseau.
L’impact concret de l’accord dépendra toutefois de son utilisation par les compagnies aériennes. Pour les voyageurs comme pour les entreprises tunisiennes, le cadre permettant davantage de fréquences, de destinations et de capacités de fret est désormais en place. Reste aux transporteurs à transformer ces nouveaux droits en nouvelles liaisons.
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