Le ministère de l’Éducation a recensé 955 cas de fraude lors de la session principale du baccalauréat 2026, contre 508 l’an dernier. Face à cette hausse marquée, les autorités affirment avoir pourtant renforcé les dispositifs de contrôle tout en soulignant que leur objectif demeure la protection des candidats et la préservation de l’équité des examens.
Une hausse marquée des cas de fraude
Le phénomène de la fraude au baccalauréat continue de préoccuper les autorités éducatives. Invité ce jeudi dans l’émission Sabah Ennas de Mosaique fm, le directeur général des examens nationaux au ministère de l’Éducation, Mohamed Mili, a indiqué que 955 cas de fraude ont été enregistrés lors de la session principale du baccalauréat 2026.
Ce chiffre représente une forte augmentation par rapport à la session de 2025, qui avait donné lieu à 508 cas recensés.
Selon le responsable, cette évolution intervient alors que des mesures renforcées ont été mises en place en coordination avec plusieurs ministères et structures concernées afin de lutter contre les différentes formes de fraude durant les épreuves nationales.
Mohamed Mili a reconnu que (malgré tous ces efforts) ce phénomène a augmenté en Tunisie, les chiffres de cette année l’attestant.
« L’objectif n’est pas de pénaliser les élèves »
Revenant sur les sanctions prévues en cas de fraude ou de perturbation du déroulement des examens, Mohamed Mili a tenu à préciser que la démarche du ministère ne repose pas sur une logique punitive à l’égard des candidats.
Selon lui, les mesures mises en place visent avant tout à garantir l’égalité des chances entre les élèves, à assurer le bon déroulement des épreuves et à protéger les candidats qui respectent les règles de l’examen.
Le responsable a ainsi souligné que l’objectif du ministère n’est pas de « pénaliser les élèves », mais de préserver l’intégrité du baccalauréat et de lutter contre les pratiques susceptibles de porter atteinte à la crédibilité de ce diplôme national.
Il a toutefois rappelé que lorsque des actes de fraude ou des perturbations sont constatés, les autorités compétentes appliquent la législation en vigueur afin de faire respecter les règles encadrant les examens nationaux.
Cette précision intervient dans un contexte marqué par plusieurs affaires liées à la fraude au baccalauréat, notamment celle des neuf élèves de Siliana qui avaient été placés en détention avant d’être remis en liberté par la justice. Le ministère insiste ainsi sur la nécessité de distinguer entre la volonté de protéger les candidats et l’obligation d’appliquer la loi lorsque des infractions sont relevées.
Cette mise au point intervient quelques jours après la polémique suscitée par l’incarcération des neuf élèves à Siliana. Une incarcération qui avait provoqué une levée de boucliers dans ce qui constituait une première.
Un dispositif d’envergure pour préserver la crédibilité du diplôme
Le directeur général des examens nationaux a également souligné l’ampleur de l’organisation mobilisée chaque année autour du baccalauréat tunisien.
Selon lui, près de 156.000 intervenants ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement des épreuves dont 20.656 enseignants et instituteurs mobilisés pour la correction des épreuves du baccalauréat et de la neuvième année.
Cette année 162.435 candidats se sont inscrits aux épreuves du baccalauréat. Les résultats de la session principale sont attendus le 23 juin.
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