Deux jours après la visite de Kaïs Saïed à Gabès, la Présidence de la République a annoncé que des unités seraient démantelées selon « une stratégie claire ». Le communiqué ne précise toutefois ni les installations concernées ni le calendrier de l’opération.
Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion tenue mercredi 12 août 2026 au palais de Carthage. Le chef de l’État a reçu le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, ainsi que le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar.
Une stratégie encore non détaillée
Selon le communiqué de la Présidence, Kaïs Saïed a affirmé que « les unités seront démantelées selon une stratégie claire » et que les établissements et entreprises publics poursuivront leurs activités.
La Présidence ne désigne pas explicitement les unités visées. La TAP, qui a relayé le communiqué jeudi matin, parle pour sa part des « unités concernées », sans fournir davantage de précisions.
Cette formulation intervient immédiatement après un passage consacré à la visite présidentielle à Gabès, région où, selon les propos rapportés de Kaïs Saïed, « l’environnement a été assassiné ». Cet enchaînement établit un lien contextuel avec le dossier industriel de Gabès, sans que le communiqué ne nomme formellement le Groupe chimique tunisien.
Lors de sa visite à Gabès, le 10 août, Kaïs Saïed avait évoqué dans une vidéo le démantèlement des unités devenues obsolètes ou qui ne sont plus en état de fonctionner. Il avait également indiqué que cette opération pourrait prendre plusieurs années.
Le président avait distingué ces installations des unités ayant été réparées afin d’empêcher les émissions polluantes. Il n’avait donc pas annoncé le démantèlement de toutes les unités du complexe. Des militants écologistes de Gabès réclament, de leur côté, le démantèlement de l’ensemble des installations, qu’ils considèrent comme polluantes.
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La lutte contre les réseaux de corruption mise en avant
Au cours de la réunion, Kaïs Saïed a également présenté le démantèlement des réseaux de corruption comme une condition préalable à la satisfaction des revendications populaires dans les différentes régions.
D’après la Présidence, le chef de l’État a accusé ces réseaux de chercher à attiser les tensions, notamment par des incendies, des coupures d’eau et d’électricité ou des entraves à l’accès aux services administratifs. Le communiqué ne fournit pas d’éléments précis sur ces faits.
Kaïs Saïed a enfin assuré suivre quotidiennement la situation dans toutes les régions. Il a estimé que les différents dossiers, malgré des degrés de gravité variables, nécessitaient une approche globale agissant sur leurs causes comme sur leurs conséquences.
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