La Parquet de la République auprès du Tribunal de première instance de Tunis a annoncé avoir placé en garde à vue l’ex-député Seifeddine Makhlouf, recherché en lien avec plusieurs condamnations judiciaires le concernant, rapporte Mosaique FM.
Selon d’autres sources, Makhlouf aurait été extradé par les autorités algériennes et livré aux unités sécuritaires tunisiennes aux frontières.
Ces mesures font suite à des jugements rendus par le Tribunal de première instance et la Cour d’appel de Tunis, confirmant des sanctions déjà prononcées à son encontre. L’ex-député est donc retenu par les autorités judiciaires en attendant la suite des procédures légales.
L’ancien député du parti Al Karama, Seïfeddine Makhlouf, a été condamné à cinq ans de prison par contumace par la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis. La décision a été rendue mardi 13 janvier 2026 dans une affaire liée à l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.
La condamnation a été prononcée alors que l’intéressé est poursuivi en état de fuite, il serait incarcéré en Algérie. Le dossier porte notamment sur la divulgation présumée de secrets relevant de la défense nationale, la transmission d’informations confidentielles relatives à des enquêtes judiciaires et des accusations non étayées visant des agents de l’État. Il lui est également reproché d’avoir proféré des menaces susceptibles de nuire au fonctionnement des institutions sécuritaires et judiciaires.
Une série de décisions judiciaires depuis 2021
Cette nouvelle condamnation intervient dans un contexte d’accumulation de poursuites visant Seïfeddine Makhlouf depuis la levée de son immunité parlementaire. L’ancien président du bloc Al Karama a été condamné à un an de prison pour une altercation avec la députée Abir Moussi en 2021, puis à vingt mois en appel pour des menaces adressées au procureur de la République de Sidi Bouzid. La justice militaire l’a également sanctionné d’un an de prison assorti d’une interdiction d’exercer la profession d’avocat pendant cinq ans.
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