Le gouverneur du Wyoming, Mark Gordon, s’est rendu en Tunisie cette semaine aux côtés de membres de la Garde nationale américaine, en marge de l’exercice African Lion 2026. Il s’est exprimé dans un entretien accordé à la TAP et a également échangé avec l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, ainsi qu’avec le général de division tunisien Alaa Adel Bibers, chargé des relations internationales au ministère de la Défense.
Piloté par U.S. Africa Command, cet exercice réunit plus de 5.600 militaires issus des États-Unis, de la Tunisie et de plus de 40 pays partenaires. La Tunisie accueille ces manœuvres pour la dixième année consécutive, dans un contexte sécuritaire régional marqué par des défis persistants.
Une relation ancienne en toile de fond
Au-delà du cadre militaire, la visite de Gordon met en lumière une coopération engagée depuis 2004 entre la Tunisie et l’État du Wyoming. Initialement centrée sur la sécurité, cette relation s’est progressivement structurée autour d’échanges réguliers et de programmes conjoints.
Dans un entretien accordé à la TAP, le gouverneur américain évoque une dynamique construite dans la durée, comparant cette coopération à « une plantation d’olivier », dont les résultats deviennent aujourd’hui visibles.
Des enjeux communs, du climat à l’agriculture
Les deux partenaires partagent des préoccupations similaires, notamment en matière de gestion de l’eau et de sécheresse. Le Wyoming connaît actuellement une baisse significative des précipitations, une situation que Gordon rapproche des contraintes climatiques tunisiennes.
Cette convergence a favorisé le développement de projets communs dans l’agriculture, l’hydrologie et la gestion des ressources naturelles, avec l’objectif de renforcer la résilience face aux changements climatiques.
Universités, énergie et technologies
La coopération s’étend également aux domaines académique et technologique. Des partenariats entre universités tunisiennes et établissements du Wyoming ont été mis en place, encadrés par plusieurs accords dans des secteurs clés comme les technologies de l’information et les ressources naturelles.
Sur le plan énergétique, des pistes de collaboration sont évoquées dans les énergies renouvelables, notamment l’éolien et le solaire, ainsi que dans des domaines plus prospectifs comme le captage du carbone.
Au fil des années, cette relation bilatérale s’inscrit ainsi dans une logique plus large, mêlant sécurité, développement et recherche, avec l’ambition affichée de répondre à des défis désormais partagés.
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