Dalal gâte le public de Hammamet…

Belle soirée à Hammamet avec la Palestinienne Dalal

C’est devant un théâtre de plein air envahi par un public des grands jours que la chanteuse palestinienne Dalal a présenté un spectacle de belle facture fait de répertoires variés auxquels ce public a largement adhéré en accompagnant agréablement l’hôte de la Tunisie.

Habillée traditionnellement avec un « par-dessus » fait de « keffiehs » palestiniens, Dalal a tenu, avant d’entamer son concert, à rappeler l’odieuse agression sioniste à Gaza qui a fait de nombreuses victimes dont des enfants, dans la matinée de vendredi dernier.

Accompagnée par un orchestre dirigé par le maestro Mohamed Lassoued, et d’une imposante chorale faite d’une vingtaine de voix féminines et quelques autres masculines, Dalal présenta tout d’abord une série de chansons tirées du patrimoine musicale palestinien et d’autres de son propre répertoire, sur les rythmes bien connus de la chanson palestinienne.

Par la suite, elle entonna quelques célèbres titres du mode « halabi », entre le patrimoine libanais et celui syrien, par ailleurs très aimés par le public tunisien.

D’Oum Kalthoum à Naâma…

Par des échanges affectueux avec les présents, l’hôte de Hammamet, Dalel la Palestinienne, n’a cessé d’en faire l’éloge, ainsi que de la Tunisie qu’elle aime tant, et la star palestinienne passa à un autre palier, celui qu’elle affectionne particulièrement, les chansons d’Oum Kalthoum, avec la belle et célèbre œuvre « El Amal » et plus tard « Ana fintidharak ».

Une artiste qui s’exprime et exprime son art avec beaucoup de sensibilité et avec tout son corps, menée par les airs et les rythmes de ces inoubliables succès.

Succès parmi lesquels Dalal a choisi d’en faire une petite surprise au public en exprimant son admiration à notre grande diva, Feue Naâma, et pour laquelle elle a choisi de chanter deux grands succès « Finek ya ghali » et bien sûr « Ellila aïd ».

Tout cela en compagnie d’un public totalement acquis à sa cause et qui a été à la hauteur, fin connaisseur de ce genre de musique.

« Ya Qods, ya Madinat Assalam »

Et pour finir la soirée en beauté, Dalal a tenu à rendre hommage à notre éternelle ville sacrée, Al-Qods, la capitale denotre chère Palestinespoliée, en reprenant l’inoubliable chanson de la diva Faïrouz, « Ya Madinat Assalam », qu’elle a spécialement dédiée à cette vile martyre.

En somme, une très belle soirée, parmi tant d’autres, dont le Festival de Hammamet nous régale avec sa riche programmation faite de divers styles et tendances musicales entre patrimoine local, oriental, africain, rythmes latino, et autre recherches musicales de valeur, sans oublier le théâtre qui a toujours eu une bonne place dans le festival de Hamammet.

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