A Davos, Najla Bouden tacle la « fuite des cerveaux »

En déplacement en Suisse pour participer aux travaux du Forum économique mondial de Davos, la cheffe du gouvernement Najla Bouden est revenue sur la question de la fuite des cerveaux qui a considérablement nui à la Tunisie.

Lors de son intervention, Bouden, a déclaré que la fuite des cerveaux demeure un phénomène préoccupant, assurant qu’un « tiers des ingénieurs tunisiens ont quitté le pays, ces dernières années ».

Pour la locatrice de la Kasbah, cette question représente des « pertes importantes dans le domaine de l’investissement de l’État pour le renforcement des capacités et limite ses espoirs de parvenir à la prospérité ».

L’exode des compétences tunisiennes continue à inquiéter plus qu’un, mais les autorités et les responsables font la sourde oreille. Médecins, ingénieurs, profs universitaires, étudiants et techniciens, tous quittent le pays en raison de la précarité des conditions dans lesquelles ils exercent, à la recherche d’un avenir meilleur.

Et sans aucun doute, ce sont les pays européens ou encore américains qui en bénéficient le plus, notamment la France et le Canada qui « absorbent » carrément ces compétences tunisiennes.

“Environ 3 mille ingénieurs quittent annuellement la Tunisie pour décrocher un travail à l’étranger avec des salaires allant de 2500 à 3000 euros par mois pour les débutants, en l’absence de conditions favorables du marché de travail tunisien, notamment des salaires mensuels variant entre 1000 et 1200 dinars,” a indiqué le président de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), Oussama Kheriji.

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