Slim Riahi se défend d’être un corrompu et confirme son prochain retour en Tunisie

« Je ne suis pas un corrompu ni un criminel pour mériter tout cet acharnement. Je vais me mettre à la disposition de la justice tunisienne pour faire connaitre la vérité concernant ces deux dossiers montés de toute pièces contre moi en mon absence afin de mettre fin à mes activités politique et sportive en Tunisie« .

C’est en ces termes que l’homme d’affaires et ancien président de l’Union Patriotique Libre et du Club Africain, s’est de nouveau exprimé, ce jeudi 19 mai 2022, sur sa page Facebook, confirmant son prochain retour en Tunisie, annonçant en tout cas avoir pris la décision de rentrer prochainement.

Slim Riahi a tenu à rappeler qu’il a quitté la Tunisie légalement pour des raisons liées à ses obligations professionnels et que sa famille se trouve à l’étranger. Il ajoute que le jour où il a souhaité revenir en Tunisie il en a été empêché en 2018 à cause d’un « complot politique mené par l’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed, certains de ses collaborateurs, alliés politiques et conseillers ».

Slim Riahi indique qu’il se met à la disposition de la justice tout en se défendant des accusations de corruption et souhaite retourner en Tunisie au plus vite pour recouvrer mes pleins droits. « Il est désormais temps pour moi de revenir en Tunisie », annonce-t-il aujourd’hui.

La chambre criminelle du pôle judiciaire et financer avait émis, le 12 décembre 2019, une décision selon laquelle le politicien et homme d’affaires Slim Riahi a été condamné à 11 ans de prison par contumace. Une condamnation sur fond d’une affaire de blanchiment d’argent.

Slim Riahi, avait présenté en août 2019, sa candidature à l’élection présidentielle. Se trouvant alors en Europe, il avait déposé son dossier par le biais de son avocat, Taïeb Bessadok.

Sa candidature aux élections législatives en tant que tête de la liste de coalition « Al Watan Al-jadid » (Nouvelle patrie) dans la circonscription de France 1 avait été retenue par l’ISIE.

Toutefois, Riahi restait recherché par la justice. La cour d’appel de Tunis avait émis, le 17 avril dernier, un mandat de dépôt à son encontre et son dossier transféré à la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière et ce pour des soupçons de blanchiment d’argent.

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