Cannes 2022 – Des cinéastes arabes présents dans toutes les sections du festival

Les cinéastes tunisiens à Cannes 2022.

Cannes 2022C’est demain que débutera la 75ème édition du festival de Cannes, qui se poursuivra jusqu’au 28 mai 2022.

Quelle déception lors de la conférence de presse du 14 avril de constater lors de l’annonce des films sélectionnés, qu’à part deux réalisateurs de la diaspora, le suédois d’origine égyptienne Tarik Saleh et le franco-algérien Rachid Bouchareb, les cinéastes arabes étaient absents.

Mais heureusement, les jours suivants, les bonnes nouvelles sont arrivées, essentiellement  la sélection de films arabes, dont 4 tunisiens, et la nomination de 3 présidents de jurys arabes, dont Kaouther Ben Hania, une tunisienne !

LES FILMS TUNISIENS AU FESTIVAL DE CANNES 2022 :

Cannes 2022 Un certain regard
Cannes 2022 – Harka de Lotfy nathan
  • HARKA de LOTFY NATHAN, dans la sélection Un Certain Regard.

Harka est le premier long métrage de fiction du réalisateur américain d’origine égyptienne Lotfy Nathan.

SYNOPSIS :
Le drame se déroulant en Tunisie, suit l’éveil politique de Ali (Adam Bessa), un jeune homme ordinaire rêvant d’une vie meilleure, qui mène une existence précaire en vendant de l’essence de contrebande au marché noir local. A la mort soudaine de son père, Ali doit s’occuper de ses deux sœurs et de leur expulsion imminente. Suivra un combat pour conserver sa dignité. Harka est une parabole moderne sur la résistance. La voix d’une génération tentant d’être entendue.

Harka est coproduit par Cinetelefilms Prod (Tunisie), qui avait coproduit également les films tunisiens Le challat de Tunis présenté à Cannes en 2014 dans la section ACID et La belle et la meute en 2017 dans la section Un Certain Regard. La belle et la meute avait par la suite été sélectionné pour représenter la Tunisie à l’Oscar 2019 du Meilleur film international.

Quinzaine des réalisateurs 2022 Under the fig trees

  • UNDER THE FIG TREES/Sous les figues d’ERIGE SEHIRI, dans la section La Quinzaine des réalisateurs.

Under the fig trees est le premier long métrage de fiction d’Erige Sehiri. Il a été présenté ainsi par le comité de sélection : « comme son titre l’indique, le premier long métrage d’Erige Sehiri se déroule dans un champ de figuiers un après-midi de récoltes dévoilant les paroles libérées et non conventionnelles d’une Tunisie rurale en pleine évolution. Un film autant porté par la rigueur de son dispositif que par la force et la grâce de ses interprètes».

SYNOPSIS :
Melek et ses amies travaillent dans les vergers durant l’été pour payer leurs études, préparer leur mariage ou aider leurs familles. Entre les figuiers, sous le regard des ouvrières plus âgées, et des jeunes hommes, elles développent de nouveaux sentiments, flirtent, essaient de se comprendre, se dévoilent et se projettent, au seuil d’une vie d’adulte qui leur restera interdite.

quinzaine des réalisateurs 2022 Ashkal

  • ASHKAL de YOUSSEF CHEBBI, dans la section La Quinzaine des réalisateurs :

ASHKAL est également le premier long métrage de fiction de Youssef Chebbi. Il a été présenté ainsi par le comité de sélection : « Un premier long métrage fascinant, tant par sa mise en scène plastique que par ses évocations religieuses et politiques, le réalisateur situe ce polar métaphysique dans le tumulte et le déclin de la Tunisie post révolutionnaire. D’une grande puissance esthétique, le film révèle par ailleurs une grande actrice en devenir. »

SYNOPSIS :
Tunisie, dans les jardins de Carthage, un quartier nouveau crée par l’ancien régime mais dont la construction a été brutalement stoppée au début de la révolution, le corps d’un gardien est retrouvé calciné au milieu d’un chantier. Batal, un flic d’une cinquantaine d’années est chargé de l’enquête, il est assisté par sa jeune nièce, Fatma, une femme de trente ans. Alors que les chantiers reprennent peu à peu, les enquêteurs commencent par interroger les ouvriers des chantiers voisins mais sont loin d’imaginer ce qui les attend réellement dans cette affaire…

Cannes 2022 – Viva la muerte de Fernando Arrabal
  • VIVA LA MUERTE de FERNANDO ARRABAL dans la section Cannes Classics.

Viva la muerte (1971), réalisé par Fernando Arrabal, qui à l’époque avait pour premier assistant le jeune Ferid Boughdir, est un long-métrage de fiction coproduit par la SATPEC (Tunisie) et Isabelle Films (France) d’après un scénario de Claudine Lagrive et Fernando Arrabal. Arrabal étant interdit de séjour dans l’Espagne franquiste, le tournage avait eu lieu en Tunisie, majoritairement à Hergla mais aussi à Bizerte et au cimetière de Menzel Bourguiba.

Une copie restaurée de cette fiction, dont la première avait eu lieu au festival de Cannes le 16 mai 1971, sera présentée à nouveau à Cannes en avant-première, en présence du réalisateur et du cinéaste Mohamed Challouf.

SYNOPSIS :
Après la guerre d’Espagne et sous le régime franquiste, Fando, un garçon d’une dizaine d’années, cherche à comprendre pourquoi son père a disparu. Il ne tarde pas à découvrir que c’est sa mère, pieuse catholique, qui a dénoncé son mari antifasciste. Perturbé par ces révélations, Fando va enquêter pour savoir ce qu’est devenu son père. Dans un pays cadenassé par la censure et les interdits religieux, Fando, partagé entre haine et amour pour sa mère et l’espoir de retrouver son père vivant, va enfanter autant de délires sexuels que morbides…

LES AUTRES FILMS ARABES AU FESTIVAL DE CANNES 2022 :

Cannes 2022 Sélection
Cannes 2022 – Boy from Heaven de Tarik SALEH
  • BOY FROM HEAVEN du réalisateur suédois d’origine égyptienne TARIK SALEH, en compétition officielle longs métrages :

SYNOPSIS :
Adam, simple fils de pêcheur, intègre la prestigieuse université Al-Azhar du Caire, épicentre du pouvoir de l’Islam sunnite. Le jour de la rentrée, le Grand Imam à la tête de l’institution meurt soudainement. Adam se retrouve alors, à son insu, au cœur d’une lutte de pouvoir implacable entre les élites religieuse et politique du pays.

Cannes 2022 Un certain regard
Cannes 2022 – Mediterranean Fever de Maha HAJ
  • MEDITERRANEAN FEVER de la réalisatrice palestinienne MAHA HAJ, dans la sélection Un Certain Regard

SYNOPSIS :
Waleed, un écrivain en herbe de Haifa, la quarantaine, déprimé, malheureux dans son mariage et n’assumant pas son rôle de père, se lie d’amitié avec son voisin dans l’espoir qu’il l’aidera à accomplir un plan sinistre.

Le premier long métrage de Maha Haj, Personal Affairs, avait également été présenté dans cette même section en 2016.

Cannes 2022 Un certain regard
Cannes 2022 – Le bleu du Caftan de Maryam TOUZANI
  • LE BLEU DU CAFTAN de la réalisatrice marocaine MARYAM TOUZANI, dans la sélection Un Certain Regard.

SYNOPSIS :
Halim est marié depuis longtemps à Mina, avec qui il tient un magasin traditionnel de caftans dans la médina de Salé, au Maroc. Le couple vit depuis toujours avec le secret d’Halim, son homosexualité qu’il a appris à taire. La maladie de Mina et l’arrivée d’un jeune apprenti vont bouleverser cet équilibre. Unis dans leur amour, chacun va aider l’autre à affronter ses peurs.

Le bleu du caftan, est le deuxième long métrage de fiction de la réalisatrice marocaine Maryam Touzani. Adam, son premier long métrage de fiction avait également fait sa première mondiale dans cette même section en 2019. Adam avait par la suite été projeté dans plusieurs festivals de renom et avait été la sélection officielle du Maroc pour la course à l’Oscar du Meilleur film international.

Comme Adam, Le bleu du Caftan est produit par le réalisateur Nabil Ayouch, époux de Maryam Touzani, qui en 2021, grâce à son film Haut et fort, avait offert au Maroc sa première sélection en compétition officielle d’un long métrage de fiction.

Cannes 2022 – THE DAM / AL–SADD de ALI CHERRI
  • THE DAM / AL–SADD du réalisateur libanais ALI CHERRI à La Quinzaine des réalisateurs :

SYNOPSIS :
Soudan, près du barrage de Merowe. Maher travaille dans une briqueterie traditionnelle alimentée par les eaux du Nil. Chaque soir, il s’aventure en secret dans le désert, pour bâtir une mystérieuse construction faite de boue. Alors que les Soudanais se soulèvent pour réclamer leur liberté, sa création semble prendre vie…

The Dam concoure à La Caméra d’Or, qui récompense le Meilleur premier film.

Cannes 2022 – Rebel de ADIL EL ARBI et BILALL FALLAH
  • REBEL des réalisateurs belgo-marocains ADIL EL ARBI et BILALL FALLAH en Séance de minuit :

SYNOPSIS :
Rebel raconte l’histoire d’un jeune homme prénommé Kamal qui décide de se rendre en Syrie, afin de venir en aide aux victimes de la guerre. Mais à son arrivée, il est forcé de rejoindre un groupe armé et se retrouve bloqué à Raqqa. Son jeune frère Nassim, qui rêve de le rejoindre, devient une proie facile pour les recruteurs du djihad. Leïla, leur mère, tente alors de protéger son plus jeune fils.

Cannes 2022 – NOS FRANGINS de RACHID BOUCHAREB
  • NOS FRANGINS du réalisateur franco-algérien RACHID BOUCHAREB dans la section Cannes première.

SYNOPSIS:
La nuit du 5 au 6 décembre 1986, Malik Oussekine est mort à la suite d’une intervention de la police, alors que Paris était secoué par des manifestations estudiantines contre une nouvelle réforme de l’éducation. Le ministère de l’Intérieur est d’autant plus enclin à étouffer cette affaire, qu’un autre français d’origine algérienne a été tué la même nuit par un officier de police.

TROIS PRESIDENTS ET UN MEMBRE DE JURYS :

Cannes 2021
Kaouther Ben Hania
  • Kaouther Ben Hania, Présidente du Jury de La Semaine de la Critique.

La Semaine de la Critique, section parallèle cannoise dédiée aux premiers et seconds films, a confié la Présidence du Jury de cette 61e édition à la cinéaste tunisienne, Kaouther Ben Hania.

Depuis quelques années, Kaouther Ben Hania est devenue une habituée du festival de Cannes. En 2021, elle avait déjà été membre du Jury des courts métrages et du concours des films d’écoles de la Cinéfondation. En 2014, son court-métrage Pot de colle avait été en compétition officielle courts-métrages et son premier long métrage de fiction Le Challat de Tunis avait été sélectionné dans la section ACID. En 2017, son deuxième long métrage de fiction La belle et la meute, en compétition dans la sélection Un Certain Regard, avait remporté le prix de la meilleure création sonore.

Le réalisateur égyptien Yousry Nasrallah.
  • Yousry Nasrallah, Président du Jury Cinéfondation et courts métrages :

Le réalisateur égyptien Yousry Nasrallah a débuté comme assistant de Youssef Chahine et est le coscénariste d’Adieu Bonaparte (1984) (sélectionné à Cannes Classics en 2016), et Alexandrie encore et toujours (1990).

Son premier long métrage, Vol d’été, primé dans de nombreux festivals avait été présenté à La Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 1987.

En 2004, son film La Porte du Soleil (Bab El Chams), adapté du roman éponyme d’Elias Khoury, fait partie de la sélection officielle, hors compétition, du Festival de Cannes. En 2012, son film Après la bataille, l’un des tous premiers films de fiction relatif aux événements de la Place Tahrir, est en compétition officielle longs métrages.

Le critique Ahmed shawky;
  • Ahmed Shawky, Président du Jury FIPRESCI (Fédération Internationale de la Presse Cinématographique) :

Critique de cinéma égyptien, programmeur et développeur de scénarios, Ahmed Shawky a également publié six livres sur le cinéma égyptien. Il est actuellement secrétaire général de L’Association des Critiques de Cinéma Égyptiens (EFCA), membre du conseil d’administration de la FIPRESCI et vice-président de la Fédération des Critiques de Cinéma Africains. Il a travaillé comme programmateur pour de nombreux festivals de cinéma dont les festivals du Caire, Mumbai, Tripoli….

Bien que plusieurs égyptiens aient été membres du Jury FIPRESCI, c’est la première fois qu’un critique égyptien présidera ce jury prestigieux, et surtout dans l’un des plus grands festivals de cinéma du monde.

A Cannes, le Prix FIPRESCI est la plus ancienne récompense de l’histoire du festival, puisqu’elle a été inaugurée avec la première session du festival en 1946, et s’est poursuivie jusqu’à nos jours.

Hicham Falah
  • Hicham Falah, membre du jury Œil d’Or, qui récompense le meilleur documentaire.

Diplômé de l’École Nationale Supérieure Louis Lumière (Paris) et de la Sorbonne nouvelle (Paris), Hicham Falah est chef-opérateur, auteur-réalisateur, producteur et programmateur. Depuis 2008, il assure la direction artistique du Festival International de Films de Femmes de Salé (Maroc) et depuis 2012, la direction générale du Festival International de Film Documentaire d’Agadir (Maroc) et de ses programmes de formations et d’accompagnement artistique pour les cinéastes émergents marocains et africains. En 2018, il conçoit et met en œuvre Sisters in Film, un programme d’autonomisation destiné aux femmes cinéastes de la région MENA. Depuis 2019, il assure la coordination artistique de SENTOO, un programme panafricain de soutien à la création cinématographique et aux coproductions sud-sud, initié et piloté par les Centres du Cinéma de plusieurs pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest.

DIVERSES PARTICIPATIONS OU EVENENEMENTS :

  • Les jeunes réalisateurs Ahmed Fawzi-Saleh (Egypte), Ali Al-Fatlawi (Irak) et Ihab Jadallah (Palestine) participeront à L’Atelier 2022 :

L’Atelier a été créé en 2005 pour stimuler la création cinématographique et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes. Du 22 au 27 mai 2022, l’Atelier va accompagner les jeunes cinéastes en organisant des rencontres avec des professionnels du cinéma intéressés à s’investir dans leurs projets. Cette année, 16 réalisateurs dont les projets ont été jugés particulièrement prometteurs ont été invités. Parmi eux Ahmed Fawzi-Saleh, Ali Al-Fatlawi et Ihab Jadallah.

Hamlet From the Slums (Hameau des bidonvilles) d’Ahmed Fawzi Saleh, raconte l’histoire d’un jeune adulte nommé Ahmed vivant dans les bidonvilles du Caire, confronté à la menace du développement urbain. Imitant Hamlet de William Shakespeare, le fantôme du défunt père d’Ahmed demande vengeance pour son supposé assassinat, laissant Ahmed déchiré entre son devoir et sa religion, le soufisme.

Hamlet from the slums est en développement depuis deux ans et a reçu plusieurs subventions de la plateforme CineGouna du Festival du film d’El Gouna, du Doha Film Institute et du Rotterdam Lab.

– The blind ferryman d’Ali Al Fatlawi raconte l’histoire d’Ayoub, un passeur aveugle qui vit dans les marais du sud de l’Irak. Il se débrouille malgré sa cécité et gagne de l’argent en transportant des personnes et des marchandises dans les marais. Le soir, il prend souvent un verre avec ses amis, discutant des mystères de la vie jusqu’à tard dans la nuit. Un soir, ils sont attaqués par un groupe de radicaux religieux. En essayant de s’échapper, Ayoub se perd pour la première fois de sa vie. Il est secouru par une femme mystérieuse qui bouleverse son existence.

– The doubt/Awdah de Ihab Jadallah raconte l’histoire d’Amal qui accueille Ibrahim, son mari, de retour de la prison où il a passé 12 ans. En attendant la libération de son mari, Amal avait réussi à récupérer son sperme. Son bébé né par FIV s’appelle Youssef. Elle et son fils luttent pour qu’Ibrahim s’adapte à la réalité nouvelle. Amal travaille dur pour rapprocher Yousef et Ibrahim. Ibrahim s’éloigne encore plus, mettant la famille au bord de la séparation.

  • Le réalisateur égyptien Morad Mostafa participera à la Fabrique du Cinéma :

Parmi les 10 films sélectionnés pour le programme La Fabrique Cinéma figure Aisha Can’t Fly Away, premier long métrage de Morad Mostafa, qui raconte l’histoire d’Aisha, aide-soignante auprès de personnes âgées, qui vit dans un quartier du Caire où elle découvre la société africaine souterraine, chargée de tensions entre différents groupes. Coincée dans une relation sans avenir, la routine, la pression et la pénibilité de son travail la conduisent dans une impasse.

Le projet Aisha can’t fly away a reçu de nombreuses subventions du Rotterdam Lab, du Festival du film d’El Gouna et du Festival international du film de la mer Rouge.

La Fabrique Cinéma de l’Institut français est un programme favorisant l’émergence de la jeune création des pays du sud sur le marché international, conçu par l’Institut français en étroite collaboration avec le Festival de Cannes, en partenariat avec France Médias Monde, la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (Sacem) et l’Organisation internationale de la Francophonie. La Fabrique Cinéma invite pendant le festival dix réalisateurs qui développent leur 1er ou 2e long métrage, accompagnés de leur producteur.

  • L’annonce des vainqueurs des prix des critiques arabes :

Comme chaque année depuis 6 ans, c’est également lors de cette 75eme édition du festival de Cannes que seront annoncés les vainqueurs de la 6eme édition des Arab Critics Awards, compétition organisée par le Centre du Cinéma Arabe. Le jury de cette compétition est composé cette année de 167 critiques de 68 pays différents. Sont éligibles à cette compétition les films arabophones dont la première a eu lieu lors de Festivals Internationaux de Films en dehors du monde arabe et qui impliquent au moins une société de production provenant du monde arabe.

Parmi les finalistes de cette édition :
Souad réalisé par Ayten Amine, et coproduit par l’Egypte et la Tunisie. Souad avait fait partie de la sélection 2020 du festival de Cannes, dont l’édition avait été annulée à cause de la pandémie de la Covid. Le film est nommé dans les catégories Meilleur Film, Meilleure réalisation et Meilleur scénario. Il est à noter que le scénario avait été développé en Tunisie en collaboration avec les ateliers Sud Ecriture.

Plumes réalisé par Omar El Zohairi est nommé dans les catégories Meilleur film, Meilleure réalisation, Meilleur scénario et Meilleure actrice pour Demyana Nassar.

Sélectionné dans la section La Semaine de la Critique, Plumes avait remporté en 2021, le Grand prix Nespresso et le Prix FIPRESCI de la Critique Internationale, section parallèle. Il avait également raflé lors des JCC 2021, le Tanit d’Or du meilleur film, le Tanit d’Or de la première œuvre Tahar Cheriaa, le Prix du meilleur scénario et le Prix de la meilleure actrice pour Demyana Nassar.

– L’actrice tunisienne Afef Ben Mahmoud est quant à elle nommée pour le Prix de Meilleure actrice, pour son rôle dans le film Streams de Mehdi Hmili.

JCC 2022
Sonia Chamkhi, directrice générale des JCC 2022.
  • Le Pavillon Tunisien accueille les JCC :

Dans le cadre de la présence tunisienne au Festival de Cannes, la Directrice Générale des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), Sonia CHAMKHI, donnera une conférence de presse des JCC 2022 et ce le vendredi 20 mai 2022 à 16h au Pavillon Tunisien, 105 Riviera.

Cette conférence servira, entre autres, à présenter les lignes directrices, les sections nouvelles et les programmes inédits de la 33ème édition du festival qui se déroulera du 29 octobre au 05 novembre 2022 en Tunisie.

Le compositeur tunisien Amine Bouhafa.
  •  Le compositeur tunisien Amine Bouhafa au festival de Cannes 2022 :

Amine Bouhafa sera présent à Cannes, pour les films Nos frangins de Rachid Bouchareb (Cannes Première), Alma Viva de Cristèle Alves Meira (Semaine de la Critique), Les Harkis de Philippe Faucon (Quinzaine des Réalisateurs), Under the Fig Trees de Erige Sehiri (Quinzaine des Réalisateurs) et Polaris d’Inara Vera (ACID). Amine est le seul compositeur qui a autant de films à Cannes cette année. Une grande fierté pour les tunisiens !

Bon vent à tous nos cinéastes arabes et souhaitons qu’ils repartent tous avec plein de prix!

Neïla Driss

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