« Coup d’Etat pour destituer Saied » : Les dangereuses déclarations de Marzouki

Moncef Marzouki, ancien chef de l’Etat

Encore une fois, l’ancien président de la République Moncef Marzouki fait polémique. Cette fois-ci ses déclarations sont, le moins qu’on puisse dire, dangereuses et mettent en péril la sureté de l’Etat au cœur de cette situation de crise.

Se trouvant actuellement en France, Marzouki a participé à distance à la réunion des partis constitutifs du Front démocratique. Profitant de cette occasion, Marzouki a prédit un coup d’Etat contre le président de la République affirmant qui s’agirait « d’un coup d’Etat dans le coup d’Etat ».

« Une décision de destituer Kais Saied par un coup d’Etat est déjà prise, et son remplaçant est prêt », a-t-il affirmé, sans dire plus de détails sur l’origine de ce plan.

Ces déclarations graves interviennent alors que la Tunisie connait une situation de turbulences et que la crise politique, économique et sociale bat son plein.

Rappelons déjà que Moncef Marzouki est poursuivi en Tunisie dans le cadre d’une affaire d’atteinte à la sécurité extérieure du pays et qu’il a été condamné à quatre ans de prison.

Sur son compte Facebook, l’ex-président de la République Moncef Marzouki avait affirmé avoir reçu une réponse de la part d’Interpol laissant croire qu’il n’est pas recherché par cet organe.

« J’ai été averti que je ne suis pas sujet d’un mandat de recherche par Interpol », a-t-il insisté.

Pour Marzouki, cette information prouve que le mandat de dépôt émis à son encontre par un juge tunisien n’a aucune valeur et émane d’une décision politique.

L’ancien président Moncef Marzouki a été condamné, le 22 décembre 2021 par contumace à une peine de quatre ans de prison avec effet immédiat.

Rappelons qu’un mandat d’amener international avait été émis par la justice tunisienne contre l’ancien président de la République le 4 novembre dernier et qu’une enquête judiciaire avait été ouverte le 15 octobre dernier conformément à l’article 23 du code pénal et suite aux déclarations de l’ancien chef de l’Etat.

Moncef Marzouki est accusé de s’être adressé à des pays étrangers pour nuire aux intérêts de la Tunisie en référence au report du sommet de la Francophonie.

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