Noureddine Taboubi : « Kais Saied doit dire aux Tunisiens où il compte mener la Tunisie »

« La Tunisie est au bord du précipice et l’UGTT ne compte pas se taire », Noureddine Taboubi, aujourd’hui à Kébili

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a de nouveau appelé ce jeudi 17 mars, le président de la république, Kais Saied, à trouver une solution urgente à la crise économique et sociale.

Présent à Kébili où il a présidé le congrès régional du travail, Noureddine Taboubi a renouvelé ses appels en direction du Chef de l’Etat, estimant que désormais la Tunisie est au bord du précipice et que l’UGTT ne compte pas se taire.

« Après le 25 juillet, notre désaccord est devenu profond et substantiel avec le pouvoir actuel », a notamment lancé Noureddine Taboubi, rappelant que la centrale syndicale a adressé plusieurs messages au Chef de l’Etat et au gouvernement actuel.

Il a réitéré aujourd’hui, le refus de l’UGTT des propositions du gouvernement concernant le gel des augmentations salariales, la suspension des recrutements dans la fonction publique pendant 5 ans et la levée des compensations jusqu’à 2026.

« Le chef de l’Etat doit décliner ses choix et dire où il compte mener la Tunisie », a dit Taboubi qui a insisté sur la nécessité d’informer les Tunisiens du contenu de ces réformes.

L’UGTT remet sur le tapis l’augmentation salariale dans le public

Hier, Noureddine Taboubi a remis sur le tapis la question des négociations sociales portant sur l’augmentation des salaires dans le secteur public, appelant le gouvernement à entamer les négociations sociales sur l’augmentation des salaires dans le secteur public et la fonction publique au titre des années 2021-2022 et 2023.

Le chef de l’UGTT a souligné que cette revendication se justifie par la détérioration du pouvoir d’achat des fonctionnaires et l’augmentation des prix, en plus du taux élevé du chômage enregistré dans le pays qui a atteint environ 20%.

Au cours de ce même rassemblement, il a épinglé, le document gouvernemental portant sur les réformes économiques et sociales et s’est opposé à toute réforme pouvant porter atteinte au pouvoir d’achat et aux droits des Tunisiens.

« Les réformes douloureuses ne passeront pas

« Il n’y aura pas de réformes douloureuses contre les citoyens, nous sommes pour la rectification et la résolution de certains problèmes, mais le peuple ne va pas payer le prix des mauvaises politiques », a-t-il expliqué.

« L’UGTT n’est pas responsable de la dégradation des conditions sociales dans le pays. C’est le gouvernement qui en est responsable », a-t-il souligné.

Dernièrement lors d’un entretien avec la cheffe du gouvernement Najla Bouden, Taboubi s’était dit ouvert à toutes les réformes justes et équitables. 

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