« Le CSM s’est auto-isolé et a commis des manquements », reconnaît l’un de ses membres

Depuis plusieurs mois, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) est au cœur de la tourmente. C’est le président de la République Kais Saied qui mène une guerre sans merci sur cet organe constitutionnel l’accusant de corruption et d’ingérence politique. D’ailleurs, il y a quelques jours, il a annoncé l’annulation des privilèges de tous ses membres.

Ce mardi 25 janvier 2022, le membre du CSM l’avocat Abdelkarim Rajah a dénoncé une vague d’hostilités et de dénigrement contre le conseil touchant à son intégrité.

Cependant, ce membre reconnaît que le CSM, depuis sa fondation a commis des manquements notamment au niveau communicationnel.

« Le conseil s’est renfermé sur lui-même, et nous sommes contre cette situation de manque de communication, c’est une grande erreur », a-t-il regretté.

Il a également affirmé que le rôle du Conseil est mal compris même par des avocats et des juges.

Le CSM est depuis plusieurs mois sous pression. Alors que le président de la République vise, semble-t-il, à le dissoudre, le Conseil affirme avoir subi une campagne de dénigrement. Notons qu’une marche protestataire est prévue le six février prochain pour réclamer la dissolution du CSM.

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