Ghazi Chaouachi : « Le recours de la Tunisie au FMI est quasiment impossible »

D’après le secrétaire général du Courant démocrate Ghazi Chaouachi, « le recours de la Tunisie au FMI est quasiment impossible ».

Ghazi Chaouachi, qui était interviewé par la radio nationale, a fait un constat accablant de la situation en Tunisie. la faute, selon lui, au président de la République Kais Saied a, qui aggravé la situation politique, financière et socio-économique dans le pays.

En l’absence d’investissement et de production, un taux d’inflation en hausse et une incapacité du pays à honorer ses engagements vis-à-vis des créanciers internationaux, « le recours au FMI est quasiment impossible », a-t-il dit.

Il a ajouté que « les parties étrangères refusent la démarche de Kais Saied (…) », qualifiant le régime politique instauré dans le pays de royauté.

Il est devenu nécessaire d’organiser un dialogue de sauvetage national avec la participation de toutes les parties (partis politiques et organisations) afin d’élaborer une feuille de route pour la période à venir, d’après Ghazi Chaouachi.

« Hors de question d’aller au Club de Paris »

Les propos de Ghazi Chaouachi viennent donner du crédit à ceux qui commencent à évoquer le scénario du Club de Paris.

Ira-t-on jusqu’à cette limite ? On se rappelle qu’en décembre, le gouverneur de la Banque Centrale, Marouane Abassi et la ministre des Finances, Sihem Boughdiri avaient rejeté cette idée.

« Il est hors de question d’aller au Club de Paris et que la Tunisie est toujours capable d’honorer ses engagements auprès des institutions financières », avait déclaré Sihem Boughdiri, insistant sur le fait que le gouvernement est en train de mettre en place tout un programme de réformes économiques, ajoutant que des négociations sont en cours avec le FMI et que tous les indicateurs sont positifs.

« La Tunisie doit mener des réformes très profondes »

Qu’en pense le FMI ? Le 16 janvier dernier, le représentant du Fonds monétaire international en Tunisie, Jérôme Vacher, a rappelé que « des réformes très profondes, notamment la réduction de la masse salariale de la fonction publique qui atteint l’un des niveaux les plus élevés au monde, sont impératives« .

En raison du coronavirus, la Tunisie est confrontée à la pire crise économique depuis son indépendance. Toutefois, il a souligné que « les problèmes du pays étaient bien présents avant la pandémie, en particulier les déficits budgétaires et la dette publique (près de 100% du PIB fin 2021) qui se sont aggravés ».

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