Une saison en Pologne : Elle avait un joli nom, mon guide, Agnieszka

L’arrivée à Varsovie est toujours parée de tonalités musicales. Atterrir à l’aéroport Frédéric Chopin, c’est tout de même un must qui à la fois, annonce la couleur et promet fugues et polkas.

Agnieszka m’attendait à la sortie des contrôles successifs et fut déroutée car je me suis d’abord adressé à elle en polonais. Juste quelques mots qui m’ont depuis des années, permis de saluer, remercier, demander mon chemin ou un renseignement.

Durant une semaine, Agnieszka sera mon traducteur et guide. À l’aise dans plusieurs langues – cinq au moins -, elle est la représentante du ministère des Affaires étrangères de la République de Pologne, désignée pour m’accompagner durant ce voyage d’étude.

Les prochains jours, entre Varsovie et Gdansk, plusieurs rendez-vous m’attendent et, à vrai dire, je retrouve toutes mes sensations de journaliste, depuis mon départ de Tunis, ce matin, et une escale à Paris.

Cette mission aurait dû être accomplie en septembre 2019 mais un engagement professionnel m’avait empêché de réaliser ce projet qui, à cause de la pandémie du coronavirus, sera ensuite repoussé aux calendes, jusqu’à ce 28 novembre 2021.

Agnieszka m’attendait donc et, tout de suite, nous avons sympathisé. Artiste et rédactrice de contenu pour des plateformes numériques, elle sera une hôtesse idéale, sensible aux détails, très documentée et capable de vous faire aimer la Pologne et ses méandres historiques, culturels et humains.

Un bref transfert nous permit de rejoindre le centre-ville alors que mes repères étaient floutés par la nuit noire et la neige qui tombait sur Varsovie.

Une chanson de Gilbert Bécaud résonnait dans les dédales de mes oreilles : « Elle avait un joli nom, mon guide ». Celle qui réveillait en moi le souvenir de nombreuses amies portant le même prénom, s’assura que tout allait bien et me donna rendez-vous le lendemain pour entamer notre marathon de visites.

Seul dans ma chambre d’hôtel, je goûtais pleinement cette arrivée dans une ville pour le moment avalée par les brumes de la Vistule. De ma fenêtre, quelques lumières clignotantes invitaient les noctambules et, ne me laissant pas tenter par ces sirènes urbaines, je me laissai enlacer par les bras de Morphée. Désormais, seule une sirène m’importait.

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