Abir Moussi menace de réinstaller ses tentes devant le siège de l’Union des oulémas

Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), a déclaré que l’annonce de l’annulation de la convention entre le ministère des Affaires religieuses et l’Union internationale des oulémas musulmans ne vaut rien.

Pour elle, tant que le siège de l’organisation est toujours ouvert en Tunisie, l’affaire n’est pas close.

A cet effet, Moussi a exigé l’officialisation de cette affaire en justice à travers la suspension de l’activité de l’union et la fermeture de son siège, dénonçant dans le même contexte la construction d’un troisième étage et l’élargissement de l’établissement malgré la polémique.

L’avocate et politicienne a menacé le président de la République et le ministre des Affaires religieuses d’installer des tentes devant le siège de l’organisation.

« Le jour où nous réinstallerons nos tentes ici, nous ne quitterons qu’après la fermeture du siège de l’union. Traduisez-mois devant la justice militaire si vous le voulez ! », a-t-elle lancé dans une vidéo publiée hier, vendredi 29 octobre 2021.

Le ministère des Affaires religieuses a procédé, jeudi, à l’annulation de deux conventions avec les associations d’obédience islamiste, la section tunisienne de l’Union des Oulémas musulmans et le Centre de l’Islam et de la Démocratie.

Le ministère a expliqué cette décision par la contradiction du contenu de ces conventions avec les programmes et les orientations du département, estimant que les deux associations précitées adhèrent à une tendance politique bien déterminée, chose que refuse le ministère lorsqu’on évoque les choses religieuses.

Il ajoute que l’Etat est capable avec ses propres moyens de former les imams et les cadres du ministère loin de tout recours à ces associations.

En réponse, la branche tunisienne de l’Union des oulémas musulmans a indiqué regretter cette décision, précisant, au passage, « qu’elle opère dans le cadre de la loi tunisienne, et se met à la disposition des parties compétentes dont relèvent ses activités ».

Elle ajoute qu’elle reste disposée « à coopérer avec le ministère des Affaires religieuses, et toute autre institution gouvernementale, ou non gouvernementale, dans le cadre de sa spécialité, en tant que composante de la société civile ».

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