Des partis français dénoncent la réduction des visas aux ressortissants maghrébins

La décision de réduire drastiquement les visas pour la France ciblant les ressortissants maghrébins, dont les Tunisiens, est au cœur des tiraillements politiques. Si cette décision a été interprétée comme une arme de persuasion électorale de la part de Macron, elle ne fait pas l’unanimité même dans l’Hexagone.

Ce samedi plusieurs partis et associations ont signé une pétition pour s’opposer à cette décision. Parmi les signataires, figurent des partis français comme Ensemble, Europe Ecologie Les Verts (EELV), Nouveau Parti anti-capitaliste (NPA), Pour une écologie populaire et sociale (PEPS) et le Parti communiste français (PCF).

En tout, plus d’une trentaine de partis et d’associations ont appelé à l’annulation immédiate de ces mesures jugées discriminatoires.

« Cette mesure met de nouveau, à l’index une population stigmatisée depuis toujours, mais elle risque également de toucher gravement les échanges familiaux de Françaises et de Français d’origine maghrébine, instaurant, de fait, une citoyenneté à deux vitesses.

Il est urgent de s’élever contre une aussi grave atteinte aux droits humains qui porte, pour des raisons de chantage honteux, atteinte à la libre circulation de citoyens ayant leurs attaches, aussi bien en France qu’au Maghreb.

Cette mesure est le signe d’une grave pollution du débat public, mettant en avant les thèses les plus extrémistes, cherchant encore une fois à imposer le thème de l’immigration, pour escamoter les véritables questions liées à la justice sociale, la solidarité et l’égalité des droits », a-t-on communiqué.

La France a décidé de durcir les conditions d’obtention des visas à l’égard des ressortissants tunisiens, marocains et algériens, annonce le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal.

Paris justifier cette par le refus de ces pays d’octroyer des laisser-passer pour faire rapatrier leurs migrants irréguliers.

« C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France », a laissé entendre Gabriel Attal.

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