Tunisie : Qui sera le Premier ministre de Kais Saied ?

Le flou persiste depuis le 25 juillet, date à laquelle le président de la République, Kais Saied a limogé l’ancien Chef du gouvernement, Hichem Mechichi. Depuis, c’est une équipe gouvernementale placée sous ses ordres qui dirige le pays et expédie les affaires courantes.

Depuis 46 jours (à la date d’aujourd’hui), les Tunisiens sont suspendus aux lèvres de Kais Saied, attendant une décision, une annonce, un nom… Mais le Chef de l’Etat, toujours aussi impassible, ne s’est toujours pas manifesté sur la question.

Le suspense reste donc entier même si le président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme, Jamel Mssalem laisse entrevoir une ouverture. Selon lui, Kais Saied devrait révéler le nom du nouveau chef du gouvernement cette semaine, c’est-à-dire dans quelques jours.

Quel profil aura le nouveau locataire de la Kasbah ? Jamel Mssalem n’en dit pas plus. Mais le nouveau chef du gouvernement pourrait avoir un profil de technocrate à l’image de Marouane Abassi, Hakim Ben Hamouda, ou Radhi Meddeb.

Ce sont les noms qui sont évoqués depuis des semaines, mais c’est l’actuel gouverneur de la Banque centrale, Marouane Abassi qui est le plus cité. Sauf que le Chef de l’Etat reste déroutant dans ses décisions et l’identité du nouveau chef de gouvernement pourrait, encore une fois, être une surprise !

Aujourd’hui, il devient urgent pour le pays de mettre fin à cette situation de flou en passant à un gouvernement établi afin de faire face aux exigences de la prochaine période, s’accordent les observateurs de la scène nationale.

L’état de vide institutionnel au sommet de l’Etat n’a plus de raison d’être et Kais Saied est contraint d’annoncer dans les plus brefs délais l’identité du nouveau chef du gouvernement qui aura la lourde mission de mener les négociations, jusqu-ici suspendues, avec les bailleurs de fonds, dont notamment le FMI.

Quoi qu’il en soit, le prochain gouvernement ne sera responsable que devant le président Kais Saied. Un gouvernement qui devrait donc être dirigé par un Premier ministre responsable devant le Chef de l’Etat et non un chef de gouvernement responsable devant l’Assemblée des représentants du peuple

Ce prochain gouvernement n’aura donc pas à gagner la confiance du Parlement conformément aux mesures prises le 25 juillet et conformément à l’article 80, selon lequel toutes les procédures constitutionnelles et administratives régissant le fonctionnement normal sont suspendues.

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