Le congrès de l’UGTT aura bel et bien lieu, se félicite Sami Tahri

Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Sami Tahri, a confirmé que le syndicat a obtenu une deuxième autorisation pour tenir son congrès extraordinaire non électoral qui se tiendra ce jeudi et demain vendredi à Sousse.

Dans une déclaration accordée à la TAP, Tahri a indiqué que l’UGTT a reçu une autorisation du ministre de la Santé pour tenir ce congrès, soulignant que des comités médicaux ont supervisé la mise en œuvre des mesures préventives incluses dans le protocole sanitaire approuvé par l’organisation.

Tahri a nié que l’organisation ait été informée de la décision du ministère public du tribunal de première instance de Sousse d’interdire la tenue du congrès, assurant que « l’UGTT a gagné les 3 affaires déposées à ce sujet ».

A cet effet, il s’est dit surpris par ce qu’il a qualifié de « rumeurs » sur l’annulation du congrès, soulignant que la centrale syndicale, qui est la partie organisatrice, n’a été informée de cette affaire que par le biais des médias.

Il a souligné que le congrès se tiendra bel et bien à partir de ce jeudi, adressant ses critiques à ce qu’il a décrit comme « ceux qui cherchaient à mener une campagne d’incitation et de mobilisation contre l’union ».

Pourtant, hier, Haitham Boubaker, porte-parole du Tribunal de Sousse 2, a confirmé que le ministère public a autorisé l’interdiction des travaux de l’UGTT.

Boubaker a expliqué que la décision est survenue à la suite de la confirmation de 6 cas de contamination au coronavirus parmi les participants qui ont afflué à l’hôtel qui devait abriter le congrès.

Il est à noter que le député Yassine Ayari a déposé une plainte urgente pour annuler la tenue du congrès en raison de la situation épidémiologique dans la région.

Pour sa part, l’ONG I Watch a estimé que l’insistance de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) à tenir sa congrès non électoral extraordinaire à Sousse, avec environ 600 participants, est une menace grave pour la santé publique et une violation des lois organisant le confinement général.

La tenue du congrès, ajoute l’organisation, représente un coup porté au principe de la primauté du droit et une distorsion du rôle de l’Union au cours de l’une des périodes les plus difficiles vécues par le système de santé publique depuis l’indépendance.

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