En pleine crise sanitaire, Kais Saied se penche sur le conflit du barrage éthiopien


Après avoir présenté un projet de résolution à l’ONU, la Tunisie s’est penchée sur le dossier du barrage de l’Ethiopie, alors que le pays est au cœur d’une crise sanitaire inédite.

Ce jeudi 8 juillet, le président de la République Kais Saied a eu un entretien téléphonique avec son homologue éthiopienne Sahle-Work Zewde.

L’entretien a porté sur les derniers développements du projet conflictuel du barrage de la Renaissance qu’a construit l’Ethiopie au niveau du Nil pour promouvoir la production d’électricité.

A cet égard Kais Saied a appelé à une solution pacifique qui garantit les droits de tous les pays impliqués.

La Tunisie a soumis au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution appelant le gouvernement éthiopien à arrêter le deuxième remplissage du barrage Renaissance.

L’Egypte, qui dépend du Nil pour environ 97% de son irrigation et son eau potable, considère le barrage comme une menace pour son approvisionnement en eau. De son côté, le Soudan craint que ses propres barrages ne soient endommagés si l’Ethiopie procède au remplissage.

Pour sa part, l’Ethiopie affirme que l’énergie hydroélectrique produite par le barrage sera vitale pour répondre aux besoins énergétiques de ses 110 millions d’habitants. Les deux pays en aval du barrage ont exhorté l’Ethiopie à ne pas effectuer le remplissage avant la signature d’un accord.

La Tunisie, avec son projet de résolution, prévoit que le Conseil de sécurité demande à l’Egypte, à l’Ethiopie et au Soudan de reprendre leurs négociations à la demande du Président de l’Union africaine et du Secrétaire général des Nations Unies. Il ordonne également aux trois pays de parvenir, dans un délai de six mois, à un accord contraignant concernant le remplissage et la gestion du barrage.

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