L’OMS attribue des noms aux variants du Covid-19

Plus de 4000 variants du SARS-CoV-2 ont été identifiés à travers le monde. Il s’agit, somme toute, d’un processus naturel puisque le virus acquiert des mutations au fil du temps, pour assurer sa survie.

Mais quatre variants sont considérés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « préoccupants ». Il y a le variant détecté en Angleterre, en Afrique du Sud puis au Brésil (deux variants y ont été observés dont le P1 classé préoccupant) et enfin celui apparu en Inde.

L’OMS a décidé de renommer ces variants du coronavirus avec des lettres grecques afin d’avoir des noms plus faciles à retenir tout en évitant des appellations discriminatoires. L’idée de l’OMS est d’avoir des noms faciles à prononcer et à retenir sans stigmatisation.

Les noms scientifiques continueront d’exister, car ils fournissent des données utiles aux experts, mais l’OMS ne les utilisera plus dans sa communication quotidienne.

Le variant britannique rebaptisé Alpha

Apparu pour la première fois en septembre 2020 au Royaume-Uni, le variant britannique appelé VOC 202012/01 ou B.1.1.7, a été signalé par les autorités du Royaume-Uni le 14 décembre 2020 et a depuis causé une forte hausse des cas.

Le variant anglais est non seulement plus contagieux mais aussi 64% plus mortel que le coronavirus classique. Il continue de se propager de manière significative à travers le monde.

Le variant sud-africain rebaptisé Beta

S’il n’est pas plus mortel que le SARS-COV-2, il est 1,5 fois plus contagieux selon des experts sud-africains. Baptisée 501Y.V2, cette mutation découverte en décembre dernier « est 50% plus transmissible ».

Le variant brésilien rebaptisé Gamma

Deux variants brésiliens sont originaires d’Amazonie. Le premier variant, le B1.1.248, a été détecté début janvier au Japon sur une famille en provenance du Brésil et plus précisément d’Amazonie.

Fin janvier, un second variant, appelé P.1 a fait son apparition. Il est « l’un des 18 variants du coronavirus qui ont circulé dans l’Etat d’Amazonas depuis le début de la pandémie ».

Des enquêtes récemment menées par l’OMS, ont cependant montré que le variant P.1 avait « une transmissibilité accrue par rapport aux variants circulant auparavant ». Il serait aussi « 1,1 à 1,8 fois plus susceptible d’entraîner la mort », tout en soulignant qu’il s’agit « de résultats préliminaires et qu’ils ne sont pas généralisables à d’autres contextes ».

Le variant indien : Delta et Kappa

Le variant, appelé par le nom de sa lignée, B.1.617, a été baptisé Delta et Kappa. Ce variant a été détecté dans l’ouest de l’Inde en octobre dernier. Il est qualifié de « double mutant » parce qu’il est notamment porteur de deux mutations préoccupantes au niveau de la protéine de pointe (« spike ») du virus Sars-CoV-2.

Ses caractéristiques font craindre qu’il soit plus « résistant » face aux vaccins actuels contre le Covid-19, développés pour reconnaître la protéine spike des souches précédentes du coronavirus.

Il s’agit aussi d’un variant plus contagieux, qui facilite une augmentation du nombre de contaminations, à l’heure où de nombreux pays tentent de juguler une troisième ou une quatrième vague de l’épidémie.

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