Tunisie : Des médecins en quête du buzz sur Facebook !

La crise du coronavirus a fortement suscité un intérêt médiatique mondial et considérable. Au début nous n’étions pas en mesure d’évaluer les conséquences d’un tel ennemi invisible et surtout inconnu.

Livrées à la peur et à la panique, les populations des différents pays se tournaient vers les réseaux sociaux pour s’informer, or, ces sur ces plateformes tout le monde peut donner son avis, un chaos médiatique et communicationnel a été observé.

C’est dans ce sens que nous avons réalisé la nécessité de se référer aux discours scientifique notamment ceux des médecins et des épidémiologistes. La Tunisie ne fait l’exception, pratiquement tous les Tunisiens utilisaient les petits écrans pour s’informer mais aussi pour avoir accès à un avis équilibré et surtout objectif et scientifique.

Sauf que malheureusement, notre élite scientifique a été séduite par ce jeu de popularité et d’apparition sur les réseaux sociaux. Car en effet, ces plateformes vous offrent des milliers de vues et de réactions surtout lorsque vous faites usage de propos populistes et quand vous vous adressez aux sentiments des internautes.

En effet, nombreux médecins tunisiens se sont laissés emportés par ce jeu de popularité sur Facebook, sauf que leurs propos comptent, et leurs avis ont des conséquences sur les internautes et par conséquent sur l’opinion publique.

Nos médecins, devenus les stars des réseaux sociaux en ces temps de pandémie ne semblent pas réaliser le poids de leurs propos et de leurs publications notamment sur Facebook.

Entre discours alarmistes et affirmations sous-estimant la dangerosité de la situation, le discours équilibré et purement scientifique fait défaut sur les réseaux sociaux. Pire encore, certains membres du comité scientifique vont jusqu’à laisser maintenir le suspense à l’issue des réunions du comité, en quête du buzz médiatique et de nouvelles réactions.

En quelques années seulement de développement, les réseaux sociaux atteignent, en effet la pratique médicale. Ces nouveaux médias permettent d’enrichir les échanges entre médecins, entre médecins et patients et offrent des perspectives inédites de formation et d’information, mais lorsqu’ils se transforment en outil d’influence et de quête de popularité au détriment d’un discours scientifique équilibré et argumenté on s’aperçoit de la dangerosité de la situation.

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