Des magistrats soupçonnés de corruption : L’AMT brise le silence

Dans un communiqué rendu public, lundi 15 mars, l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a dit suivre de près le sort des affaires relatives aux soupçons de corruption qui pèsent sur certains magistrats, citant en particulier le dossier du premier président de la Cour de cassation Taïeb Rached.

L’AMT a appelé à poursuivre le contrôle social sur ce dossier « décisif » pour protéger l’ Etat de droit et favoriser la réforme de la justice en Tunisie; un secteur qui souffre jusque-là de plusieurs lacunes dont le manque d’indépendance de certains magistrats », selon l’AMT, citée par l’agence TAP.

L’Association des magistrats a également appelé la ministre de la justice par intérim de mettre le pouvoir exécutif et politique à l’écart des travaux du Conseil supérieur de la magistrature et du Conseil de l’ordre judiciaire.

Par ailleurs, elle a souligné que le Conseil de l’ordre judiciaire se doit d’éviter d’allonger les délais nécessaires pour statuer sur cette affaire et d’adopter des procédures transparentes qui garantissent le droit de la défense.

L’AMT a, en outre, appelé toutes les parties judiciaires saisies dans cette affaire à accomplir pleinement les tâches qui leur sont confiées afin de dévoiler toute la vérité.
« L’objectif étant de renforcer la confiance en la justice et la tenir à l’écart de tout tiraillement politiques ».

A noter que le Conseil de l’Ordre judiciaire avait décidé, mardi dernier, de saisir le conseil de discipline des dossiers disciplinaires qui lui ont été soumis par la ministre de la Justice par intérim concernant plusieurs magistrats dont Taieb Rached et Béchir Akremi.
Le Conseil de l’ordre judiciaire a également décidé de déférer les dossiers des suspects hors secteur judiciaire au Tribunal de première instance de Tunis.

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