Le parquet a appris l’affaire de la lettre suspecte via les réseaux sociaux, selon Mohsen Daly

Le responsable de l’unité d’information et de communication et substitut du procureur de la République près du Tribunal de première instance de Tunis, Mohsen Daly a déclaré que le parquet n’a été au courant de l’affaire de la lettre suspecte qu’à travers les réseaux sociaux.

« Le ministère public n’a eu connaissance des circonstances suspectes au palais présidentiel de Carthage que deux jours plus tard, et à travers les médias et les réseaux sociaux. », a-t-il indiqué hier, sur Attassia tv.

« Aucune partie ne nous a mis au courant, ni la présidence de la République, ni les services sécuritaires. Pourtant, il ne s’agit pas d’une simple affaire, c’est une affaire touchant la sécurité nationale ».

Et d’ajouter que le parquet n’a toujours pas reçu l’enveloppe en question.

Hier, la présidence de la République a expliqué qu’un courrier adressé au président de la République, avait été reçu, lundi 25 janvier 2021. Il s’agissait d’une enveloppe qui ne porte pas le nom de l’expéditeur.

La présidence ajoute que c’est Nadia Akacha, directrice du cabinet présidentiel qui a ouvert l’enveloppe et l’a trouvée vide de tout écrit. Quelques minutes plus tard, l’état de santé  de la responsable s’est détérioré, elle s’est évanouie et a subi une perte quasi totale de la vue, ainsi qu’un mal de tête.

Akacha a été transférée à l’hôpital militaire pour effectuer les analyses nécessaires et découvrir les causes de troubles soudains de la santé.

« L’enveloppe a été placée dans une déchiqueteuse de papier (shredder) avant qu’il n’a été décidé de la diriger vers les intérêts du ministère de l’Intérieur. Il n’a pas été possible jusqu’à cette heure de déterminer la nature de la substance qui se trouvait à l’intérieur », ajoute le communiqué.

Et de souligner que les intérêts de la Présidence de la République n’ont pas publié cette information le jour même de l’incident, afin d’éviter d’agiter l’opinion publique.

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