Elyes Fakhfakh entendu par le juge d’instruction du pôle financier

L’ancien chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, a été entendu, ce lundi 11 janvier 2021, par le juge d’instruction du Pôle judiciaire financier, dans le cadre de l’enquête menée sur l’affaire de suspicion de conflit d’intérêts le visant.

C’est ce qu’a indiqué Mohesen Dali, chargé de l’information et de la communication au sein du tribunal de première instance de Tunis et substitut du procureur de la République près dudit tribunal.

Rappelons que le Pôle judiciaire économique et financier a ouvert, le 9 octobre dernier, une enquête sur trois dossiers de suspicion de conflit d’intérêts visant Elyes Fakhfakh. Ces trois dossiers d’enquête ont été ouverts sur trois transactions.

Le premier concerne « l’ex-chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, pour fausse déclaration concernant ses biens et ceux de son épouse, non cession de la gestion d’actions à autrui et enrichissement illicite, conformément à la Loi n° 2018-46 du 1er août 2018, portant déclaration des biens et des intérêts, de la lutte contre l’enrichissement illicite et le conflit d’intérêt dans le secteur public ».

Le deuxième dossier concerne « dix accusés dont Fakhfakh pour avantage reçu ou préjudice subi par l’administration (article 96 du code pénal) et pour avoir agréé, sans droit, des dons, présents ou avantages en vue d’octroyer à autrui un avantage injustifié (article 87 bis du code pénal), outre la pratique d’une activité rémunérée sans autorisation.

Quant au troisième dossier, il implique « treize prévenus dont Elyes Fakhfakh pour les mêmes accusations mentionnées dans le deuxième dossier en vertu des articles 96 et 87 bis du code pénal.

L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) avait fait état d’une suspicion de conflit d’intérêts visant l’ex-chef du gouvernement Elyes Fakhfakh pour la détention d’actions dans une société faisant partie d’un groupement d’entreprises qui traite directement avec l’Etat.

Selon l’instance, cela constitue une enfreinte à l’article 20 de la loi portant déclaration des biens et des intérêts, de la lutte contre l’enrichissement illicite et le conflit d’intérêt dans le secteur public.

Notons qu’Elyes Fakhfakh s’était vu contraint de vendre les actions en question pour éviter tout conflit d’intérêt avant de présenter sa démission le 15 juillet dernier.

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