Tech Trends by TT : Garantir à tous l’accès au digital

Lassaad Ben Dhiab (Directeur central technique TT)

Tunisie Telecom a organisé, le 5 novembre dernier son premier webinaire. Un webinaire axé sur l’inclusion digitale en tant que levier économique et social. L’évènement, retransmis en direct sur le compte Linkdln de Tunisie Telecom a permis de comprendre les vrais enjeux de la digitalisation en Tunisie.

A travers les Tech Trends by TT, l’opérateur national, en tant qu’acteur majeur dans le développement des technologies de demain, oeuvre, en effet, à démocratiser l’accès à l’information et aux tendances et veut de se placer comme un acteur majeur dans le développement des technologies de demain, vulgariser ses solutions.

Tunisie Telecom veut se positionner en tant qu’expert technologique qui rend la technologie accessible. C’est ce qu’a d’ailleurs expliqué Samir Saied, Président-directeur de Tunisie Telecom, en présentant ce premier webinaire.

Dans ce contexte, Lassaad Ben Dhiab (Directeur central technique TT) a donné la touche technique à ce webinaire en revenant sur l’historique des efforts déployés par Tunisie Telecom depuis les années 90 et en axant son intervention sur le désenclavement des régions reculées afin de garantir à tous l’accès au digital.

TT, fidèle à son rôle national et son rôle de citoyenneté

« En fait on ne peut pas parler d’inclusion numérique s’il n’y pas un socle pour le développement du service numérique et du digital en Tunisie. Et le socle, c’est l’infrastructure qui va assurer la connectivité ‘Everywhere’ avec une différenciation et avec une panoplie de services et de solutions qui permettent d’assurer une connectivité sur tout le territoire tunisien.

Et Tunisie Telecom, en tant qu’opérateur national, a toujours été fidèle à son rôle national et son rôle de citoyenneté d’assurer une couverture dans toutes les régions et sans restriction« , a indiqué Lassaad Ben Dhiab.

Et d’ajouter : « D’ailleurs dans tous les plans de développement que Tunisie Telecom a mis en place pour le développement de l’infrastructure, qui va permettre à faire évoluer l’usage du digital en Tunisie, les zone blanches et les zones reculées, les zone à accès difficile, ont toujours été dans notre plan et notre schéma d’investissement.

Je rappelle que les années 90 ont été marquées par le déploiement des réseaux de la téléphonie rurale qui a touché plus de 1000 sites, et on se rappelle très bien que dans les années 90 c’était la solution qui a permis de désenclaver les zones reculées et de jouer un rôle primordial pour les services avancées pour la partie ‘sécurité du pays’ et pour que les citoyens soient en connectivité avec leurs familles, soit en Tunisie soit ailleurs.

La fin des années 2010 a été marquée aussi par le déploiement d’une solution radio, les ‘WLR’ à l’époque, qui a permis de faire bénéficier aux citoyens tunisiens de cette connectivité et n’exclure aucune région même si l’accès et le déploiement étaient difficiles.

En parallèle avec le déploiement de la fibre sur tout le territoire tunisien, soit pour la partie interurbaine ou dans le milieu urbain, Tunisie Telecom n’a pas exclu les zones difficiles et les zones blanches par des solutions spécifiques.

Et je rappelle que lors du lancement du ‘GSM’ en Tunisie, en mars 1998, il y avait un service qui avait été dédié pour les populations rurales, qui s’appelait à l’époque le ‘Mobirif’, et c’était un service qui avait été activé sur l’infrastructure du réseau ‘GSM’ mais avec une mobilité réduite pour donner un service équivalent à des cabines publiques de téléphonie rurale pour la population qui se trouvait éloignée dans les zones à accès difficile ».

La 4G à Borj El Khadhra

Lassaad Ben Dhiab a souligné « qu’avec l’arrivée de la 3G, Tunisie Telecom a continué à développer son infrastructure sur tout le territoire tunisien et sans exclure les zones avancées, soit les zones frontalières soit les zones rurales« , lançant un clin d’œil  à Taoufik Jelassi.

« Je me rappelle à l’époque, comme ça a été annoncé par Mr Taoufik, l’activation du service 3G a touché le point le plus loin du territoire tunisien, qui se trouve entre le territoire tunisien, le territoire algérien et le territoire libyen. Et c’était un évènement inoubliable.

Aujourd’hui, j’annonce que d’ici peut-être la fin de l’année, ou le début de l’année prochaine, il y aura la 4G à Borj El Khadhra. Bien sûr, l’année dernière a été marquée aussi par la finalisation du projet de couverture des zones blanches qui a touché 15 régions avec à peu près une cinquantaine de délégations pour assurer la couverture d’une centaine de secteurs, mais avec la 3G et un débit moyen qui peut atteindre les 10 Méga« .

« Aujourd’hui nous sommes en train de suivre l’évolution du trafic pour faire bénéficier les citoyens, autour des 100 milles qui ont bénéficié de cette couverture, pour avoir progressivement la 4G selon l’évolution du trafic des données et de l’internet.

Au-delà de la solution radio et de la solution mobile, il y a les solutions spécifiques, les solutions ‘VSAT’ pour les compagnies pétrolières qui sont implantées en plein Sahara ou même sur les autres régions frontalières, telle que la zone de Kebili. Il y a la 4G aujourd’hui à Rjim Maatoug et à Matrouha. Il y a la 3G dans le nord tunisien et ça continue, il y a un plan ambitieux qui va suivre cette évolution et la contribution de l’opérateur national à l’inclusion du digital et surtout réduire le gap numérique ».

Tunisie Telecom, en tant qu’opérateur national, a toujours été fidèle à son rôle national et son rôle de citoyenneté. En parallèle, TT va continuer à développer son réseau 4G pour le généraliser dans la mesure où il servira de socle pour la 5G. Nous sommes en train de moderniser notre réseau national par le déploiement de la fibre, des équipements intelligents qui se rapprochent de l’utilisateur pour lui fournir un débit conséquent, 20 Méga, 30 Méga et 50 Méga« .

Dynamiser l’écosystème

Lassaad Ben Dhiab estime que Tunisie Telecom a toujours été fidèle à son orientation pour suivre cette évolution et surtout achever l’infrastructure et le socle qui va permettre le développement du digital en Tunisie.

TT agit dans un écosystème qui va favoriser ces développements pour le digital, il y a l’aspect éducatif, comme ça a été annoncé, il y a un aspect réglementaire qui doit favoriser le développement des infrastructures appropriées dans les zones difficiles. Il y a des acteurs qui doivent contribuer parce qu’aujourd’hui les opérateurs jouent un rôle primordial et font des investissements lourds pour développer ces socles et cette infrastructure évolutive, a-t-il évalué.

« Je ne pense pas qu’aujourd’hui, les opérateurs ou les partenaires technologiques sont uniquement responsables de cette évolution, donc il faut dynamiser cet écosystème et je pense qu’il y aura un rôle important qui sera joué par l’Etat pour créer cette synergie entre les différents acteurs, et tous les autres départements, tel que la santé et l’éducation qui doivent s’intéresser et accompagner cette transformation pour bénéficier de cet avantage de traitement des données avec des volumes gigantesques ».

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