Le FTDES préoccupé par la présence de déchets médicaux dans les conteneurs italiens

Le FTDES a mis en garde contre la présence de déchets médicaux ou d’activités de soins dans les conteneurs importés d’Italie.

Le Département de la justice environnementale du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) a exprimé sa préoccupation quant à la nature des déchets se trouvant dans les conteneurs importés d’Italie.

Actuellement au port de Sousse, ces conteneurs pourraient contenir des déchets médicaux et du matériel qui aurait été utilisé lors de la première vague du Coronavirus en Italie, classée à l’époque comme un cluster.

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 24 novembre 2020, la coordinatrice du département, Ines Labyedh, a appelé à renvoyer immédiatement ces conteneurs, estimés à plus de 200 unités, en Italie.

Elle a souligné la nécessité d’abandonner la politique d’enfouissement des déchets au vu de leurs dommages aux ressources naturelles, indiquant que l’adoption de cette technique par les municipalités et le ministère de l’Environnement a causé de graves répercussions sur l’eau et le sol.

Rappelons que le Réseau « Tunisie Verte », qui regroupe plus de 100 ONG actives, a menacé, hier lundi 23 novembre, de porter plainte devant la Cour Internationale de Justice et à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, concernant l’affaire des déchets importés d’Italie.

Les représentants du réseau, qui s’adressaient, lundi, à Tunis, aux journalistes, lors d’une conférence de presse, tenue au siège du Syndicat National des Journalistes Tunisiens, ont fait entendre que « l’Etat italien a violé la souveraineté du territoire national, étant donné que cette activité nuit à l’environnement et à la santé humaine ».

Afef Marrakchi, membre du réseau, a appelé le président de la République à convoquer le Conseil national de sécurité pour qu’il se penche sur ce dossier, estimant que « ça relève de la sécurité nationale du pays », rapporte l’agence TAP.

Les représentants du réseau ont, par ailleurs, exprimé la peur de voir cette affaire traitée et classée comme étant une simple infraction douanière, rappelant qu’il s’agit là d’une « violation flagrante des accords internationaux tels que la Convention de Bâle ».

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