La colère des lycéens : « Nous sommes pris en otage »

CP : Capture twitter Blaise Lilia

Un rassemblement d’élèves s’est tenu, dans la matinée de ce lundi 28 janvier 2019, à Tunis, sur les marches du Théâtre Municipal de Tunis. Un rassemblement bruyant destiné à dénoncer le blocage qui perdure dans les négociations entre le ministère de l’Education et la Fédération générale de l’enseignement secondaire.

Ces négociations, interrompues depuis novembre 2018, doivent, en principe, reprendre ce lundi 28 janvier 2019 en présence de Hfaïedh Hfaïedh en tant que représentant de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).

Le fait de manifester devant le théâtre municipal, n’est pas une première pour les élèves qui protestent depuis des semaines contre leur « prise en otage » et dénoncent le blocage continu des négociations et surtout l’absence de toute solution.

Aujourd’hui, les lycéens en colère ont de nouveau exprimé leur colère et se sont plaints d’une situation devenue intolérable pour eux. Beaucoup ont indiqué qu’ils comprenaient parfaitement les revendications des enseignants mais qu’en définitive, ce sont eux qui paient les pots cassés de ce blocage dans la mesure où les examens n’ont pas été passés et la situation demeure totalement floue.

La semaine dernière, leur mouvement s’est développé  travers tout le pays via une journée de colère des lycéens. Ils ont été rejoints par les parents d’élèves qui ont, eux aussi, organisé une journée de colère à travers le pays.

Et suite à ce mouvement, un syndicat national des élèves tunisiens a vu le jour et ce, suite aux grèves successives et à la crise qui perdure entre le ministère de l’Education et la Fédération générale de l’enseignement secondaire.

Dans la crise qui oppose le gouvernement à l’UGTT, Lassaad Yaakoubi, secrétaire générale de la fédération, insiste toujours sur le fait que les enseignants tiennent à leurs revendications, notamment l’âge de la retraite, à augmenter la prime spéciale et améliorer la situation de l’enseignement. Il a dans ce sens réitéré son engagement à poursuivre les manifestations en cas d’échec des négociations.

Rappelons que la semaine dernière, le ministre de l’Education Hatem Ben Salem a, dans un entretien accordé au quotidien Al-Maghreb, affirmé être prêt à démissionner, sur fond de la crise de l’enseignement. « Je reconnais une part de responsabilité dans cette crise, et j’affirme être prêt à présenter ma démission s’il s’avère que je suis le seul responsable » avait-t-il dit.

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